7 / 10

Test Starfield, vers l’infini et l’au-delà en 2026

Rédigé le 12 Avril 2026
Florian Prache

Il était grand temps de vous livrer mon test sur Starfield en 2026, après plus de 166h de jeu sur PC via Steam. Un test complet, incluant les derniers DLC fraîchement sortis, mais aussi l’utilisation des mods via le Creation Engine et Nexus Mods, ainsi que la création de mods moi-même. J’ai également complété les 10 niveaux d’endgame afin d’obtenir les tenues exclusives de fin de partie.

 

L’histoire de Starfield

Starfield est un RPG qui se situe dans les années 2330, loin de notre Terre adorée. Celle-ci est, pour le coup, abandonnée et désertique, avec seulement quelques vestiges comme la tour de Pise, la grande tour de Londres et j’en passe. Mais fort heureusement, l’humanité, grâce à l’entreprise Nova Galactique et à la NASA, a pu développer des vaisseaux de transport colonial pour quitter le berceau terrestre et peupler le reste de la galaxie à des années-lumière, grâce aux sauts spatiaux.

Tout commence où vous incarnez un mineur pour la société ARGOS Extractors. Votre mission est de récupérer des minerais, sauf que vous y trouvez un artefact mystérieux qui vous plonge dans les vapes une fois touché, avec une vision lointaine. À peine relevé et en direction de l’extérieur, une bande de pirates vous attaque. C’est ici que commence Starfield.

 

Starfield test 2026

 

Graphismes et performances : une grosse évolution depuis 2023

Depuis maintenant quelques années, Starfield a nettement amélioré ses performances sur PC, notamment avec les cartes graphiques récentes. Le jeu est stable à plus de 60 FPS, et ses temps de chargement ne se résument plus qu’à quelques secondes. Pour rappel, c’était un moddeur qui avait trouvé l’astuce pour les réduire il y a maintenant plusieurs années.

Côté graphismes, le jeu est beau et l’univers est très bien réussi. On note néanmoins quelques assets assez archaïques à certains endroits de la carte, mais globalement le jeu est propre, fluide et désormais rapide.

Niveau stabilité, je n’ai pas eu pour ma part de crashs ou de freezes gênants sur le titre, et ce depuis 2023 que j’y joue. Bon, quelques crashs à la rigueur, mais il ne faut pas se voiler la face : les performances de 2023 n’ont rien à voir avec celles de 2026. L’équipe de Bethesda a fait un très bon travail à ce sujet.

 

Starfield test 2026

 

Boucle de gameplay et jouabilité

C’est là que Starfield marque un gros point positif. Le jeu est jouable à l’infini, avec des niveaux infinis et surtout une totale liberté de faire ce que bon vous semble. Vous pouvez être un gentil, un civil, un militaire, un pirate ou un psychopathe, c’est vous qui décidez.

Bon, néanmoins, certains PNJ ne peuvent pas être tués car rattachés à l’histoire du jeu. Par contre, il est tout à fait possible de tuer presque tout le monde sur New Atlantis par exemple, même si je ne vous le recommande pas.

Autre point positif, le jeu est rejouable à l’infini. C’est-à-dire que vous pouvez recommencer votre partie et suivre une toute autre voie grâce à l’endgame. Une fois Starfield terminé, le jeu vous permet de repartir avec un meilleur vaisseau, une nouvelle armure mais aussi des performances boostées pour recommencer votre aventure.

En bonus, dans une nouvelle partie, vous disposez de choix de narration en mode “oui je le sais déjà”… et tout le monde vous écoute.

Niveau jouabilité, ça reste encore un défi pour les nouveaux joueurs. Entre des menus dans tous les sens et des actions possibles partout, le joueur a tendance à s’y perdre parfois. Mais après quelques heures de jeu, on prend vite en main l’interface, la santé, la faim, la soif, etc.

Néanmoins, tout n’est pas rose. Les mondes sont vides à des kilomètres à la ronde autour des zones principales. Prenez par exemple New Atlantis ou Akila City, deux grandes villes au cœur du jeu : si vous partez ne serait-ce qu’à quelques kilomètres, vous vous rendrez vite compte que les planètes sont vides et répétitives, avec des avant-postes et autres points déjà vus et revus. Ça finit par lasser le joueur.

 

Starfield test 2026

 

Que peut-on faire concrètement dans Starfield ?

Avant tout, le jeu est complètement solo. J’aurais tellement aimé un mod multijoueur pour profiter du titre avec des amis, mais ce n’est pas le cas.

Venons-en au fait : que peut-on faire dans Starfield ? Entre quêtes principales et annexes, missions à gogo, il y a de quoi faire. Une histoire principale parfois répétitive où vos choix ont des conséquences, des missions secondaires (romances, contrats, répétitives), la construction de vaisseaux, l’exploration poussée, les combats spatiaux avec abordages, le pillage, le farming, la récolte, le vol, les métiers…

Vous pouvez aussi créer des avant-postes et des routes commerciales, acheter des penthouses, des maisons XXL ou des taudis, rejoindre des factions et choisir votre voie.

Les mods Nexus et Creation permettent d’aller encore plus loin dans l’expérience. Il est aussi possible de découvrir des vestiges de la NASA comme Apollo sur la Lune, recruter un équipage (limité) et peupler vos avant-postes (limité).

Et puis bon… se prendre pour Doom aussi, clairement. Et il y a encore une multitude d’autres possibilités comme la chasse aux primes et bien plus.

 

Starfield Doom

 

Des promesses de Bethesda, mais parfois du vide sidéral

Tout n’est pas parfait dans ce Starfield. On note des gestes faciaux complètement à la ramasse, beaucoup trop de planètes vides à des kilomètres à la ronde avec du copier-coller bien rodé, et un manque d’économie roleplay poussée (taxes, gestion avancée d’avant-postes, etc., comme peut le faire No Man’s Sky).

On remarque aussi un manque de contenu constant comme le faisaient les anciens titres comme Skyrim ou Fallout. Bon, néanmoins, le DLC Terran Armada et la mise à jour Free Lanes ont apporté pas mal de choses au jeu.

Ce que je reprocherai toujours à Bethesda, c’est ce manque cruel de contenu dans son univers. Ce sont donc les moddeurs qui ont fait une énorme partie du travail, permettant au jeu de devenir vraiment bon. Malgré ça, le Creation Engine propose des mods parfois hors de prix, certains allant jusqu’à 9,99€, soit le prix d’un DLC… avec en plus des contenus en anglais sous-titrés en français.

Parfois, les NPC parlent en anglais et en français en même temps, ce qui casse complètement l’immersion. Même Skyrim avait une VF complète bien avant l’arrivée de l’IA. Là-dessus, c’est franchement limite.

Autre point négatif : allez à New Atlantis, tirez à côté d’un NPC… personne ne bouge. Comme si vous n’existiez pas. Niveau immersion, on a vu mieux.

 

Akila City Starfield

 

Mods Starfield, Nexus Mods et Creation Engine

Les moddeurs ont un talent fou. Malgré l’abandon du projet multijoueur, certains ont réussi à créer des choses impressionnantes : suppression des limites de construction, spawn de NPC, missions inédites, nouveaux modules de vaisseaux, armes, skins stylés… il y en a pour tous les goûts.

C’est clairement la force des jeux Bethesda : sa communauté. C’est grâce à elle que Skyrim est encore joué aujourd’hui.

Concernant les mods du Creation Engine, ce sont des mods officiels validés par Bethesda, dans un store fermé et contrôlé. Les créateurs peuvent monétiser leurs mods, mais doivent respecter des règles strictes. Du coup, oubliez certains types de contenu, et préparez-vous parfois à payer.

À côté de ça, Nexus Mods reste la référence. Gratuit, sans limite, avec une liberté totale. Vous pouvez même combiner les mods Nexus avec ceux du Creation Engine s’ils sont compatibles. C’est là que Starfield change complètement de dimension.

 

Starfield modding

 

Création de ses propres mods sur Starfield, rêve ou réalité ?

Étant moi-même développeur, je peux vous dire que c’est à la fois un rêve… et un bordel sans nom. Aucune documentation claire, un Creation Engine qui bug énormément et qui bouffe la RAM, et surtout aucun accompagnement de Bethesda. On vous donne les outils, et débrouillez-vous.

C’est frustrant, surtout quand on sait que ce sont les moddeurs qui enrichissent réellement le jeu. Beaucoup d’améliorations viennent d’eux, comme les temps de chargement réduits ou certaines mécaniques reprises plus tard officiellement. Oui, Bethesda a repris des idées de mods. Et non, vous ne rêvez pas.

 

Starfield modding

 

Faut-il jouer à Starfield en 2026 ?

De mon point de vue, j’aime le jeu malgré tous ses défauts. Il a une ambition énorme, et les moddeurs sont clairement le moteur du titre aujourd’hui.

Le DLC Terran Armada m’a permis de replonger pour une trentaine d’heures en 2026, et j’espère voir encore plus de mods arriver, notamment sur la gestion de colonies ou la création de villes complètes.

Je recommande donc Starfield en 2026, surtout si vous êtes là pour l’exploration et le modding. Mais attendez-vous à des “Bugthesda” réguliers, comme toujours.

Si Bethesda arrive à peupler ses mondes, ajouter du contenu narratif en masse et améliorer les animations faciales, alors le jeu pourrait clairement redevenir une référence.

Verdict final

Starfield en 2026 reste un RPG ambitieux qui a énormément gagné en stabilité et en confort de jeu depuis sa sortie. Malgré ses défauts persistants comme le vide de certaines planètes et une immersion parfois limitée, il se rattrape largement grâce à sa liberté et au modding. Au final, c’est un jeu imparfait mais profondément riche, surtout pour ceux qui aiment créer et explorer.
Test réalisé depuis une version Steam PC avec 166h+ de temps de jeu.

Les points clés

  • Liberté totale de gameplay et choix du joueur
  • Rejouabilité énorme grâce à l’endgame
  • Grosse amélioration des performances depuis la sortie
  • Modding très riche qui améliore fortement l’expérience
  • Beaucoup de contenus et d’activités disponibles
  • Liberté de création et d’exploration très poussée
  • Planètes trop vides avec beaucoup de contenu répétitif
  • Animations faciales dépassées qui cassent l’immersion
  • Manque de contenu et dépendance aux mods pour enrichir le jeu
  • IA des PNJ peu crédible (réactions quasi inexistantes)
  • Creation Engine mal optimisé et compliqué pour créer des mods