Avant de commencer ce test, je tiens à remercier l’éditeur PLAION pour cette opportunité d’accéder à RIDE 5 quelques jours avant sa sortie officielle. Ce test a été effectué sur PC (Steam) avec une manette Xbox One.
Sorti officiellement le 21 Août 2023, RIDE 5 est un jeu de simulation de course motocycliste. Comme tout bon simulateur, le dernier opus de Milestone comprend les licences officielles et offre une expérience au bord du réalisme. Mais que vaut cette nouvelle édition comparée à ses prédécesseurs, et au très bon MotoGP™23 ?
Grâce à des nouveautés innovantes et une pléthore de contenu au lancement, ce nouvel opus de la série RIDE s’inscrit comme une référence dans le monde de la simulation motocycliste.
Et oui, au lancement, ce n’est pas moins de 270 bolides disponibles et on y retrouve les grandes marques comme Honda, Kawasaki ou encore KTM. RIDE 5 contient aussi 35 circuits au lancement et un mode carrière avec pas moins de 200 évènements. Rajoutez à cela le mode multijoueur et le mode créateur, qui propulsent la durée de vie du jeu bien au-dessus des 100 heures.
En général, les graphismes sont beaux mais sans nous donner une claque visuelle quand on le compare à l’opus précédent. La principale nouveauté est celle de la météo dynamique qui de jour comme de nuit vient drastiquement influencer le résultat de la course. Les changements de météo en pleine course impactent vraiment la partie, surtout sur les courses d’endurance. Par exemple, un sol glissant sera beaucoup plus difficile à maîtriser que des conditions sèches.
Une visibilité réduite à cause de la pluie en pleine nuit forcera le joueur à freiner plus tôt et moins fort que lors d’une après-midi ensoleillée. Un changement de conditions climatiques peut donc complètement détruire votre stratégie de course, vous forçant à passer aux stands pour changer de pneus, tout en perdant 30 secondes dans l’opération. Et c’est cet aspect de réalisme qui manquait aux opus précédents pour enfin passer à l’étape supérieure.
Comme dans MotoGP 23, le joueur doit s’adapter à la physique du jeu qui est bien plus complexe que celle d’un jeu de course automobile. Sur moto, il y a deux freins (avant et arrière), une boîte de vitesses, et l’équilibre de pilote. Mais une fois que l’on commence à comprendre le comportement de la moto sur la piste et à maîtriser ses mouvements, c’est vraiment le pied. Freiner tardivement pour tenter de remonter le peloton pour ensuite prendre les virages à la corde procure des sensations que peu de jeux de course peuvent réitérer.
De plus, les aspects techniques comme la réactivité de la boîte de vitesses, la simulation de la chaîne à l’accélération ou le type de pneus ajoutent un élément de réalisme poussé mais accessible pour tous. Le grand fort de RIDE 5 c’est sa modularité. Que vous vouliez de l’arcade ou de la simulation ultime, le jeu fait les deux.

Contrairement à MotoGP 23, RIDE 5 fait le choix fort de ne pas inclure un vrai tutoriel. Au début du jeu, le narrateur exprime son amour indéfectible pour la course, ses virages serrés, les accélérations dévastatrices et les victoires étincelantes. Après cette courte cinématique, le joueur prend enfin le contrôle d’une moto pour faire quelques tours. Et c’est le moment idéal pour choisir sa difficulté, ses aides de courses et les tester sans trop de pression.
Au fur et à mesure que votre technique de conduite progresse, vous pouvez adapter/désactiver les aides. Cette fonctionnalité est un vrai plus pour les joueurs qui progressent vite et ne souhaitent pas recommencer de 0 en difficulté plus élevée.
Si on le compare à son homologue MotoGP, RIDE 5 est bien plus facile à prendre en main. Pourquoi ? Et bien parce que l’on commence sur des plus petites cylindrées et que les mécaniques du jeu sont bien moins punitives que sur Moto GP. De quoi ne pas décourager les novices et commencer à faire germer une âme de pilote dans la tête des joueurs.

200. C’est le nombre d’événements uniques que propose la campagne principale de RIDE 5. De quoi vous tenir occupés de nombreuses heures. Le mode solo se découpe donc en 4 petites histoires bien garnies qui vous font monter crescendo en cylindrées ainsi qu’en difficulté.
Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est qu’il faut engranger un certain nombre de points par étape pour débloquer des motos gratuitement. Terminer premier tout du long vous garantira un bon nombre de bolides et vous aidera à faire de sacrées économies. Le système de crédits quant à lui est généreux et permet de rapidement acheter des motos pour les modifier et être à la pointe du combat sur le tarmac.
Entre quelques courses, vous aurez aussi des défis comme des 1 contre 1 qui vous permettront de vous mesurer à ce qui se fait de mieux dans votre catégorie, le tout avec armes égales (la même moto). Une victoire vous assurera de gagner le deux-roues en question. Autant dire que j’ai énormément aimé faire progresser le bon vieux “Juste Inbridou” dans ce mode carrière et c’est de loin mon mode de jeu préféré.
Mention spéciale pour deux courses : Les 24h du Mans moto ainsi que L’isle of Man 100 qui sont des courses complètements folles bien qu’elles soient totalement différentes pour de nombreuses raisons.

Qui dit jeu complet dit forcément plusieurs modes de jeu. Et à ce petit jeu, RIDE 5 n’est pas à plaindre. L’ultime opus de la franchise offre 4 modes de jeu, tous assez complémentaires. Le joueur a donc libre choix selon son niveau de maîtrise mais aussi selon ses envies :
*Dans le mode rapide, le joueur peut choisir parmi les différents types de courses du mode solo (classique, endurance, contre la montre) mais peut aussi créer ses propres compétitions dans le Race Editor.

Dans RIDE 5, comme dans un Forza Motorsport par exemple, vous pouvez exprimer votre créativité en créant des livrées de motos, casques et combinaisons. Les choix sont assez variés et cerise sur le gâteau ; vous pourrez les partager en ligne pour que d’autres joueurs arborent vos couleurs sur les plus beaux circuits du monde. Je verrai bien l’éditeur italien organiser des concours de livrées car je suis sûr que les artistes fans de motos n’attendent que ça.