TEST: Bears in Space – Une aventure pas comme les autres

TEST: Bears in Space – Une aventure pas comme les autres
9 / 10

Avant de commencer ce test, je tiens à remercier PLAION pour cette opportunité de découvrir le monde fou de Bears in Space avant même sa sortie officielle. Ce test a été effectué sur PC au clavier-souris.

Développé par Broadside Games, Bears in Space est un jeu de tir indépendant à la première personne basé dans un univers rétrofuturiste. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas testé un jeu indépendant et l’attente valait le coup !

Histoire, Contexte et Graphismes


Synopsis

Par où commencer? Nous incarnons un Maxwell Atoms, un astronaute aguerri qui vogue à travers le vide sidéral de l’espace à bord de son vaisseau spatial. Dans ce vaisseau se trouvent deux collègues mais aussi des ours en cage. Après avoir essuyé une attaque aussi prévisible que le scénario de Star Wars VII, “Max” se retrouve perdu dans l’espace et son ADN est malencontreusement fusionné avec celui de l’ours Ursina. Ce nouveau duo de choc embarque donc pour une folle aventure spatiale, pleine d’humour.

Tutoriel et prise en main 

Comme dans beaucoup de FPS survitaminés de ce genre, le tutoriel est intégré dans l’histoire principale et sert de prologue. C’est un petit peu le calme avant la tempête. Bears in Space est assez simple à prendre en main car il propose des mécaniques classiques comme les déplacements des personnages, le saut, “le straff”, et le tir. Le jeu offre également l’option de re-mapper les touches du clavier, chose peu courante dans les jeux indépendants. 

Graphismes

À l’instar de Roboquest, un roguelite FPS que nous avions testé il y a deux ans, les graphismes de Bears in Space sont en accord avec son style de jeu nerveux. Dans un jeu ou la vitesse est importante, pas besoin de cinématiques poussées ou de gros plans en 4K. Les développeurs ont donc opté pour des environnements simples mais changeants de biome en biome pour vraiment différencier chaque niveau. Les modèles d’armes quant à eux sont bien détaillés et agréables à manier.

On regrette que les projectiles des ennemis ne varient que de couleur et non de forme ou de taille selon l’ennemi. Vers la fin de l’histoire on découvre néanmoins le laser, une arme redoutable utilisée par les ennemis qui peut être contrée grâce à un bouclier de fortune fait de métal et d’une ventouse en caoutchouc. 

Gameplay


Un scénario complètement loufoque 

Le mélange d’ADN n’est jamais une très bonne idée, surtout lorsqu’un humain et un ours sont impliqués. Bears in Space nous embarque dans un voyage complètement déjanté avec pour seul but de retourner sur terre. Le périple s’étend sur plusieurs biomes, ponctués par des boss. Il y a tellement d’interactions et d’évènements “random” que l’on pourrait presque perdre le fil conducteur mais au final, toutes ses péripéties ne sont que des étapes à franchir pour atteindre l’objectif final. En somme, courez, tirez, mangez du miel et surtout… dépensez des Vic-Flouzes. 

Une diversité impressionnante 

Une des grandes forces de Bears in Space c’est sa diversité d’armes, d’ennemis, de plateformes et d’environnements. Du simple robot désarmé au sac à PV, on ne se lasse pas facilement des combats tant ils diffèrent les uns des autres. De plus, selon les robots émettent des bruits bien distincts selon leur type ce qui est plaisant.

Certaines armes sont plus efficaces que d’autres selon le type d’ennemi, il vous faudra donc jouer stratégiquement pour économiser un maximum de munitions, surtout lors des affrontements dans des plaines ou des arènes ouvertes où vous êtes exposés sans possibilité de vous mettre à couvert. 

Les niveaux affichent également une diversité impressionnante. Zone industrielle, prison, temple, gare de train, carnaval, station spatiale. Tant de niveaux différents, chacun avec leur propre ambiance visuelle et leur lot de secrets. 

La rejouabilité au cœur du projet

Bears in Space n’est pas un “one shot”. Organisé en niveaux distincts, les joueurs peuvent décider de rejouer un niveau sans avoir à recommencer depuis le début. Pensé pour les “complessionistes”, cette fonctionnalité permet de trouver les cartes cachées au fil des niveaux et surtout de compléter les quêtes annexes. Et honnêtement, cela vaut vraiment le coup. 

Cette rejouabilité permet également d’améliorer ses armes au maximum ce qui est difficilement possible si en finissant le jeu pour la première fois. Les chasseurs de succès Steam y trouveront également leur compte grâce à cette même rejouabilité.

Il y a de tout et de n’importe quoi


L’arsenal de notre protagoniste

Honnêtement, je pense qu’il y a trop d’armes dans ce jeu. Entre les armes principales, secondaires et les gadgets aussi marrants qu’encombrants, votre arsenal se retrouve vite surchargé. Heureusement qu’il existe une fonctionnalité pour choisir ses armes favorites et enlever en enlever quelques-unes de la roue des armes.

Néanmoins, il faut admettre que certains gadgets sont vraiment hilarants, surtout quand on s’en prend à un ennemi lambda, sans défense. Prenons l’exemple de la casquette à hélice qui fait s’envoler les ennemis, ou encore le pisto-couac qui se résume à un sac en papier rempli de canard en plastique explosifs. Un des points positifs réside dans l’amélioration des armes principales comme le pistolet, le fusil à pompe ou encore la LMG pour n’en citer que quelques-uns. Une fois un nombre d’éliminations atteint avec une arme, elle se métamorphose automatiquement tel un Pokémon. Photo à l’appui.

Les quêtes annexes et les cartes secrètes

Dans chaque niveau, les développeurs australiens ont inclus des “secrets”. Les deux types de secrets sont les quêtes annexes et les cartes à collectionner. 

  • Les quêtes annexes – Ces quêtes montrent toute la créativité débordante des développeurs qui ont laissé leur imagination prendre le dessus sur la raison. Parcours d’agilité pièges, interactions hors du commun, match de basket ou simple “Mème”, tout est là. Bien que certaines soient répétées au fil de l’aventure, le nombre de quêtes uniques est considérable.
  • Les cartes à collectionner – Plus difficile à trouver, ces cartes s’affichent dans le journal une fois ramassées. Voilà de quoi faire plaisir aux chasseurs de succès. 

Toute ressemblance est purement fortuite

Bears in Space est bourré de références, certaines plus subtiles que d’autres. Le niveau Bot Day par exemple retranscrit le fameux débarquement du 6 juin 1944 dans un environnement sombre et oppressant. Quelques niveaux plus loin, Max et Ursina découvrent le pistolet laser SFG, qui fait référence au Criquet infernal, ce tout petit pistolet à l’apparence inoffensive mais aux dégâts destructeurs présenté dans Men in Black. Rien que le recul, c’est quelque chose!

Les caricatures du monde occidental sont également de la partie avec les magasins de Vic, un vendeur d’armes sans éthique qui pousse à la consommation. Pour ne pas gâcher l’expérience de jeu, nous vous laisserons découvrir le reste de l’univers de Bears in Space vous-même. 

Conclusion

L’aventure de Bears in Space est une succession d’évènements qui n’ont rien avoir entre eux mais qui ensemble créent un jeu aussi drôle que délirant. Avec des graphismes simples en symbiose avec l’environnement, Ursina devra voyager de périple en périple pour retrouver (ou non) la planète terre. Une expérience unique dans son genre, créée par des développeurs au contact de leurs joueurs. Un vrai coup de cœur.
Test réalisé depuis une version PC, clavier-souris avec 1h de temps de jeu.

Les points clés

  • Scénario déjanté
  • Diversité d’armes et d’ennemis
  • Un élément de rejouabilité
  • Le génie derrière les décors
  • Créativité des quêtes annexes
  • Effets sonores marrants
  • Quelques quêtes répétitives
  • Difficulté aléatoire selon les zones
9 / 10
Rédacteur StipMister
Rédigé par StipMister