Le monde du hacking vient de franchir une étape historique qui pourrait changer à jamais le destin de la PlayStation 5. Une fuite massive des clés BootROM Level 0 de la console de Sony a été détectée sur le web, ouvrant grand la porte à un jailbreak permanent et à l'installation de custom firmware relayé par le media wccftech. Contrairement aux précédentes failles logicielles qui pouvaient être colmatées par une simple mise à jour, cette vulnérabilité est liée au matériel même de la machine, la rendant techniquement impossible à patcher sur les modèles actuels.
Une faille matérielle au cœur de la console
La découverte a d'abord circulé dans les cercles restreints de la scène hacking avant de se propager sur des serveurs Discord privés et sur le site de référence psdevwiki.com. Ces clés de chiffrement concernent le BootROM, c'est-à-dire le tout premier morceau de code que la PlayStation 5 exécute lorsqu'elle est mise sous tension. Situé au niveau le plus profond de l'architecture de sécurité, ce code est gravé dans le silicium de l'APU et ne peut être modifié par une mise à jour système.
Pour les experts en cybersécurité, posséder ces clés revient à détenir les clés du royaume. Jusqu'à présent, les hackers devaient s'appuyer sur des failles Kernel instables, souvent perdues au redémarrage de la console. Avec cet accès de niveau racine, la PlayStation 5 devient, selon les termes des chercheurs, un livre ouvert. Sony ne pourra rien faire pour corriger les 60 millions de consoles déjà installées dans les salons, si ce n'est lancer une nouvelle révision matérielle, comme une potentielle série CFI-3000, pour les futurs acheteurs.

L'espoir d'un Custom Firmware et de l'émulation PS3
Les conséquences pour l'utilisateur final pourraient être majeures dans les mois à venir. Le décryptage du bootloader va considérablement accélérer le développement d'un custom firmware, permettant de lancer un système d'exploitation modifié de façon permanente. Cela signifie qu'il ne sera plus nécessaire de lancer un exploit manuellement à chaque démarrage de la console.
Au-delà du jailbreak, cette avancée est une excellente nouvelle pour la préservation du jeu vidéo et la scène de l'émulation. La PlayStation 5 dispose d'une puissance brute suffisante pour faire tourner des systèmes complexes. La communauté espère notamment voir débarquer une version native de l'émulateur RPCS3, ce qui permettrait enfin de jouer aux titres PlayStation 3 directement sur le matériel moderne de Sony, une fonctionnalité nativement absente de la console originale.
Une situation de crise pour Sony
Historiquement, Sony a toujours lutté férocement contre le piratage et la modification de ses systèmes. On se souvient des batailles juridiques autour de la PlayStation 3 lors de la fuite de ses clés maîtresse en 2011. Aujourd'hui, le constructeur japonais se retrouve face à un défi technique colossal, alors que sa console phare est désormais vulnérable de manière indélébile.
- Exploit Kernel : Temporaire, nécessite une version logicielle spécifique, peut être patché par mise à jour.
- Fuite BootROM : Permanente, affecte toutes les versions de firmware, impossible à corriger via logiciel.
- Risques : Cette faille pourrait malheureusement faciliter le piratage de jeux, un point qui inquiète particulièrement les éditeurs tiers.
Entre les problèmes récents liés à la dégradation du métal liquide utilisé pour le refroidissement et cette brèche de sécurité sans précédent, le constructeur traverse une zone de fortes turbulences. La PlayStation 5 que nous connaissons aujourd'hui n'est plus la même machine fermée qu'hier.
Il ne reste plus qu'à observer comment la communauté des développeurs s'emparera de ces outils pour transformer la console en une machine polyvalente.
Source de l'information : wccftech - Crédit image : Unsplash












