Test réalisé à l'aide d'une clé offerte par l'éditeur
Difficile de ne pas être intrigué par Invincible VS. Adaptation d’un univers brutal et sans compromis, le jeu promettait des affrontements nerveux et spectaculaires à la hauteur de la série. Sur le papier, tout y est : un casting de super-héros iconiques, un système de combat accessible mais technique, et une réalisation fidèle à l’œuvre originale. Pourtant, une fois la manette en main, l’expérience laisse une impression plus nuancée, comme si le titre n’osait jamais aller au bout de ses ambitions.
Quand les coups portent… mais parfois à côté
Manette en main (ou joystick sur les genoux), Invincible VS séduit rapidement. Les affrontements sont dynamiques, lisibles dans leur intention et globalement satisfaisants à exécuter. Chaque personnage dispose d’un style bien marqué, et les impacts sont ressentis avec une vraie brutalité, fidèle à l’esprit de la licence. Certaines animations et les effusions de sang qui en découlent pourraient presque rappeler un certain Mortal Kombat. Les enchaînements sont fluides, et même les nouveaux venus peuvent rapidement prendre du plaisir sans se perdre dans une complexité excessive.
Mais cette bonne première impression s’effrite à mesure que les combats se multiplient. Certaines interactions manquent de clarté, notamment dans les priorités d’attaques ou les collisions. On se retrouve parfois à encaisser des coups incompréhensibles ou à voir ses actions interrompues sans raison apparente. Ce flou dans les mécaniques vient ternir l’expérience, donnant un sentiment d’injustice qui n’a rien à faire dans un jeu de versus fighting.

Un casting qui manque de super… présence
Côté contenu, Invincible VS peine à rivaliser avec les standards du genre. Le roster, bien que composé de visages emblématiques, reste étonnamment limité. On fait vite le tour des combattants disponibles, et l’envie de varier les styles de jeu s’en trouve rapidement freinée. Un ressenti frustrant lorsque le jeu se veut être D’autant plus frustrant que l’univers d’Invincible regorge de personnages qui auraient pu enrichir l’ensemble.
Même constat du côté des modes de jeu. Le mode histoire expédie son récit sans vraiment prendre le temps de s’installer, donnant davantage l’impression d’un prétexte que d’une véritable expérience narrative. Les amateurs de contenu solo risquent de rester sur leur faim, avec peu d’activités pour prolonger l’intérêt au-delà de quelques heures. Un manque de profondeur qui contraste avec le potentiel pourtant évident de la licence.
Un avenir suspendu au fil du réseau
Reste alors le jeu en ligne, souvent salvateur pour ce type de production. Malheureusement, à l’heure actuelle, difficile de se prononcer pleinement. Si les premières parties montrent une base fonctionnelle, la stabilité et la qualité du netcode devront encore faire leurs preuves sur la durée. Dans un genre où la précision est essentielle, le moindre problème de latence peut ruiner l’expérience.
Invincible VS donne ainsi l’impression d’un jeu en devenir, qui pourrait s’améliorer avec le temps… à condition d’un suivi sérieux. En l’état, il s’agit d’un titre agréable par moments, mais trop inégal pour réellement s’imposer face à une concurrence bien installée.
