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Test de BLACKWOOD : l’inspiration John Wick, mais pas sans défauts

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Test réalisé sur PC
Temps de jeu 5h+
Publication 16 Sept 2026 à 19h00
Rédacteur Florian Prache

Ce test a été réalisé avant la sortie mondiale de BLACKWOOD, à partir d'une clé PC Steam fournie par l'éditeur.

Nous avons eu l'occasion de découvrir en avant-première BLACKWOOD, un nouveau titre développé par un studio indépendant qui ne cache absolument pas son amour pour John Wick. Dès les premières minutes, l'inspiration saute aux yeux, aussi bien dans la mise en scène que dans la brutalité et le rythme des affrontements.

Mais réduire BLACKWOOD à un simple « John Wick-like » serait un peu trop facile. Derrière son apparence de jeu d'action à la troisième personne se cache une expérience qui tente plusieurs choses, avec une double vie à gérer entre un quotidien presque banal et des nuits nettement plus mouvementées.

Une proposition ambitieuse qui, malheureusement, va aussi nous envoyer tout droit en enfer… et dans tous les sens du terme.

 

Le récit sera proposé progressivement à travers trois actes. Le premier est disponible dès aujourd’hui, tandis que la suite se dévoilera en mars 2027 avec le deuxième acte, avant de s’achever en septembre 2027 avec le troisième.

Les joueurs ayant acheté le jeu profiteront de ces deux extensions sans frais supplémentaires. Des missions inédites viendront également enrichir l’aventure entre chaque chapitre majeur.

 

C'est quoi BLACKWOOD concrètement ?

Avant de parler de ses qualités et de ses défauts, il faut comprendre la proposition assez particulière de BLACKWOOD. Le jeu nous plonge dans le New York de 2012 et repose sur une double vie : vendeur de DVD le jour, tueur à gages la nuit. Oui, le grand écart est assez important.

Durant la journée, votre quotidien tourne principalement autour de votre boutique de DVD. Il est possible de gérer les stocks, remplir les rayons, fixer les prix et servir les clients afin de générer des revenus. Ceux qui ne souhaitent pas passer trop de temps derrière le comptoir peuvent également automatiser une partie de cette gestion.

La nuit, l'ambiance change radicalement. Notre vendeur abandonne sa boutique pour devenir un assassin envoyé remplir différents contrats dans les rues et bâtiments de New York. BLACKWOOD bascule alors vers un jeu d'action à la troisième personne où fusillades et combats rapprochés occupent une place centrale.

Et c'est évidemment ici que la comparaison avec John Wick prend tout son sens. Le système de combat encourage les mouvements rapides avec des glissades, roulades et plongeons, mais surtout de nombreuses exécutions contextuelles. L'environnement peut également être utilisé pour neutraliser certains adversaires, avec une volonté évidente de rendre les affrontements aussi brutaux que cinématographiques.

Entre deux contrats, le jeu introduit aussi quelques mécaniques RPG. Votre appartement peut être personnalisé, votre personnage peut changer de tenue et plusieurs interactions viennent renforcer cette impression de mener deux existences complètement différentes.

BLACKWOOD cherche donc à mélanger jeu d'action cinématographique, gestion, narration et quelques mécaniques RPG. Une association plutôt originale sur le papier, avec une véritable volonté de ne pas proposer uniquement une succession de fusillades.

 

BLACKWOOD
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Parlons gameplay, ça donne quoi ?

Autant aller droit au but : BLACKWOOD est globalement assez simple à prendre en main, du moins jusqu'au moment où l'on commence à sérieusement utiliser les combats au corps à corps. Et sur ce point, notre expérience a été nettement plus compliquée.

Le gameplay repose avant tout sur les deux vies de notre personnage. La nuit, depuis votre ordinateur, vous acceptez différents contrats dignes d'un certain John Wick. Fusillades, éliminations et missions de « nettoyage » permettent notamment de récupérer de l'argent sale, avec une approche beaucoup plus violente et dynamique.

Le jour, changement radical d'ambiance : retour à la boutique de DVD pour gagner cette fois de l'argent propre. Il faut servir les clients, leur proposer des films, gérer certains aspects du magasin ou encore effectuer différentes tâches de nettoyage. Des activités sympathiques au départ, mais qui deviennent malheureusement un peu trop répétitives à notre goût.

Et BLACKWOOD pousse assez loin cette petite vie quotidienne puisqu'il est même possible de s'occuper du chat de la boutique, de le nourrir et de lui acheter un collier. Des détails totalement secondaires, certes, mais qui participent au contraste assez amusant entre les deux facettes du personnage. La boutique compte également une employée qui vous accompagne dans cette vie beaucoup plus tranquille.

Pour résumer simplement : la nuit, vous jouez les John Wick ; le jour, vous vendez tranquillement des DVD avec votre employée et votre chat. Une formule assez improbable, mais qui donne une véritable identité au jeu.

Concernant les sensations, les déplacements sont plutôt lents et volontairement posés. Cela fonctionne finalement assez bien avec la posture et les animations du personnage, qui renforcent encore cette impression d'incarner un assassin froid et méthodique.

En revanche, nous sommes beaucoup moins convaincus par les combats à mains nues. Les attaques et surtout les contres nous ont semblé inutilement complexes à maîtriser. Les affrontements peuvent rapidement devenir confus, alors que le jeu ne prend pas suffisamment le temps d'expliquer ses mécaniques.

C'est d'ailleurs l'un des principaux problèmes de cette partie du gameplay : BLACKWOOD manque clairement de tutoriels et d'explications. Avec un meilleur accompagnement, son système de combat rapproché aurait probablement été beaucoup plus agréable à appréhender.

 

BLACKWOOD

 

Graphismes et optimisation : joli, mais limité

Visuellement, BLACKWOOD est plutôt joli, sans pour autant nous mettre une véritable claque graphique. L'utilisation de l'Unreal Engine se ressent immédiatement dans les éclairages, les environnements et le rendu général. Certaines scènes fonctionnent particulièrement bien avec l'ambiance sombre recherchée par le titre, mais les limites techniques du projet apparaissent assez rapidement.

On ressent notamment une certaine dette graphique et technique dans les interactions avec l'environnement. À plusieurs reprises, nous avons par exemple tiré sur un ennemi situé derrière la vitre d'une voiture sans parvenir à le toucher, comme si celle-ci était totalement impénétrable. Les impacts de balles manquent également parfois de réalisme et certaines interactions avec les décors donnent l'impression que le monde qui nous entoure est beaucoup moins dynamique qu'il n'y paraît.

Cette sensation est renforcée par la construction des missions. Malgré des environnements qui donnent parfois l'impression d'être relativement ouverts, BLACKWOOD reste très scripté et nous enferme régulièrement dans des sortes de couloirs invisibles. Les différentes quêtes et activités permettent heureusement de varier un peu les objectifs, même si certaines nous ont semblé beaucoup trop longues, voire particulièrement difficiles à terminer.

Côté performances, le constat est heureusement beaucoup plus positif. Durant notre test, BLACKWOOD s'est montré globalement bien optimisé et nous n'avons pas rencontré de problème majeur venant réellement gâcher l'expérience.

Le titre est même capable de tourner sur Steam Deck avec les réglages graphiques en Low pour 25 FPS, ce qui reste une bonne surprise compte tenu du rendu proposé. Nous reviendrons toutefois plus en détail sur l'expérience Steam Deck un peu plus loin dans ce test, car tout n'y est malheureusement pas parfait.

 

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Un gameplay secondaire qui apporte de la personnalité

C'est probablement ici que BLACKWOOD parvient le mieux à se démarquer. Lorsque vous ne jouez pas les tueurs à gages dans les rues de New York, le titre vous laisse retrouver une vie nettement plus tranquille entre votre boutique de DVD et votre appartement.

Depuis le PC de votre appartement, il est notamment possible d'acheter différents objets et du mobilier afin de personnaliser votre intérieur. La customisation reste malheureusement assez limitée, mais elle contribue à donner un peu plus de vie à cet espace. Il est également possible d'acheter de nouvelles tenues pour votre personnage ou encore d'investir dans différentes armes, avec une économie qui distingue l'argent propre de l'argent sale obtenu durant vos différentes activités.

Mais le véritable repaire de notre assassin se trouve au sous-sol. Une planque permet d'y retrouver ses armes, ses munitions et de préparer son équipement avant de partir en mission. Un établi offre également la possibilité de personnaliser certaines armes, tandis qu'un ordinateur permet d'accéder aux différents contrats qui constituent la partie beaucoup moins légale de votre quotidien.

Cette organisation fonctionne plutôt bien : à l'étage, une vie presque normale ; au sous-sol, tout l'attirail nécessaire pour devenir un véritable tueur à gages. Le contraste colle parfaitement à l'identité que BLACKWOOD cherche à construire.

Enfin, difficile de ne pas mentionner la bande-son, qui nous a plutôt convaincus. Plusieurs morceaux accompagnent vos passages dans la boutique et l'appartement, avec notamment des titres d'artistes connus. Cela peut sembler secondaire, mais la musique participe efficacement à l'ambiance générale et à cette représentation du New York de 2012.

 

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VF et difficulté : un sérieux manque d'accessibilité

C'est sur ce point que BLACKWOOD nous déçoit particulièrement. Le jeu ne propose ni doublage français ni sous-titres en français, ce qui représente un véritable frein pour profiter pleinement de son histoire. Pour un titre qui mise justement sur sa narration cinématographique, ses dialogues et ses personnages, l'absence de localisation française est franchement regrettable.

À cela vient s'ajouter une gestion de la difficulté qui manque de clarté. Dans les options, il n'est pas toujours évident de comprendre comment ajuster correctement la difficulté de l'expérience, que ce soit pour la rendre plus accessible ou, au contraire, augmenter le challenge.

Ce problème rejoint finalement l'un des reproches déjà évoqués concernant le gameplay : BLACKWOOD n'accompagne pas suffisamment le joueur. Certains mécanismes auraient mérité de véritables tutoriels et des explications plus précises, notamment pour les combats au corps à corps et plusieurs fonctionnalités secondaires.

Entre l'absence de français et ce manque d'accompagnement, les premières heures peuvent donc être inutilement compliquées pour certains joueurs. Quelques tutoriels supplémentaires et, surtout, des sous-titres français auraient largement amélioré l'accessibilité du titre.

 

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Verdict

BLACKWOOD possède une vraie personnalité et assume pleinement son inspiration John Wick, avec des fusillades efficaces, une double vie originale et une ambiance réussie. Malheureusement, des combats au corps à corps difficiles à maîtriser, un manque de tutoriels, l'absence de français et plusieurs limites techniques viennent ternir une expérience pourtant séduisante sur le papier.

Les points clés

  • Une ambiance à la John Wick particulièrement assumée
  • Une double vie entre tueur à gages et vendeur de DVD originale
  • Des fusillades efficaces et cinématographiques
  • Une bande-son réussie qui participe pleinement à l'ambiance
  • Une optimisation globalement convaincante, même sur Steam Deck
  • Des combats au corps à corps complexes et peu intuitifs
  • Un manque évident de tutoriels et d'explications
  • Aucun doublage ni sous-titres en français
  • Des interactions avec les décors parfois trop limitées
  • Certaines activités répétitives et missions trop longues
  • Le jeu n'est pas complet...
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