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Test du jeu indé Nightmare Drive : la survie au bout de la route

6
Image du test
Test réalisé sur Accès Anticipé
Temps de jeu 5h+
Publication 20 Août 2026 à 23h39
Rédacteur StipMister

Développé par Voidfiller et sorti officiellement en accès anticipé sur Steam le 30 avril 2026, Nightmare Drive est un jeu de conduite et de survie postapocalyptique qui nous invite à prendre le volant pour tenter de survivre dans un monde où les routes semblent ne jamais s'arrêter. Le test a été effectué sur PC, au clavier et à la souris.

Avant de commencer ce test, nous tenons à remercier le développeur pour nous avoir offert une clé du jeu.

 

 

Nightmare Drive, le jeu indé où chaque kilomètre peut être le dernier

Imaginez un monde où la route est devenue votre seul refuge. Dans Nightmare Drive, l'apocalypse a vidé les routes, mais certainement pas les dangers qui les parcourent. Notre objectif est simple en apparence : prendre le volant, récupérer suffisamment de ressources pour maintenir notre véhicule en état et avancer toujours plus loin sur des autoroutes générées procéduralement. La nuit venue, les choses se compliquent sérieusement puisque les hordes de zombies sortent de leur cachette pour nous barrer la route.

Le véhicule occupe donc une place centrale dans l'aventure. Il ne s'agit pas simplement d'un moyen de transport permettant de passer d'un point A à un point B : c'est notre véritable bouée de sauvetage. Pièces détachées, carburant, huile ou encore eau pour le radiateur deviennent autant de ressources à surveiller pour éviter de finir immobilisé au milieu du désert.

Sur le papier, le concept fonctionne particulièrement bien. La promesse d'une route sans fin, de ressources à récupérer, d'un véhicule à améliorer et de hordes à repousser possède tout ce qu'il faut pour créer une boucle addictive. Le problème est que, dans son état actuel, le jeu indé de Voidfiller ne parvient pas toujours à transformer cette bonne idée en véritable tension. Et c'est précisément là que notre périple commence à montrer ses limites.

 

 

Prise en main : un jeu indé qui va droit à l'essentiel

Nightmare Drive ne perd pas de temps avec un tutoriel interminable. Après quelques explications sur le fonctionnement du véhicule, nous voilà rapidement en train de réparer notre voiture avant de quitter ce qui semble être notre maison. La prise en main est donc particulièrement accessible et ne demande pas de longues heures d'apprentissage avant de comprendre les bases.

Il n'y a d'ailleurs pas de système de craft particulièrement complexe à maîtriser. On mange, on boit, on récupère des ressources et surtout, on prend soin de notre véhicule. L'huile, l'eau du radiateur et le carburant doivent être surveillés régulièrement, tandis que les différentes pièces récupérées permettent de faire évoluer notre moyen de transport.

Cette simplicité constitue autant une qualité qu'une faiblesse. Elle rend le jeu immédiatement accessible, mais laisse également une sensation de profondeur limitée. On aurait aimé que la maintenance du véhicule soit davantage au cœur de la survie, avec de véritables conséquences lorsque nous négligeons notre mécanique.

 

Nightmare Drive - SUV

 

Graphismes : des voitures réussies dans un monde encore trop vide

Le jeu indé de Voidfiller propose des environnements relativement simples, avec des décors qui manquent parfois de vie et des animations encore assez sommaires. Les complexes abandonnés et différents points d'intérêt finissent notamment par donner une impression de déjà-vu lorsque les kilomètres s'accumulent. Tout n'est cependant pas à jeter, loin de là.

Les modèles des véhicules sont plutôt réussis et donnent envie de récupérer de nouvelles voitures pour poursuivre notre aventure. Que l'on tombe sur un SUV, une voiture sportive ou même un improbable voiture de golf, chaque véhicule possède ce petit quelque chose qui donne envie de prendre le volant et de voir jusqu'où il peut nous emmener. Et ce sans parler de la sélection de stations radio qui vient rivaliser avec les gros titres comme GTA V.

Les différents objets et éléments mécaniques que l'on récupère sont également propres et suffisamment détaillés. Et puis, il faut bien reconnaître qu'il existe une certaine satisfaction à voir un groupe de zombies surgir sur la route avant de les écraser. L'absence de temps de chargement entre les différentes étapes du gameplay renforce aussi cette sensation de voyage continu. Malheureusement, cette continuité devient rapidement monotone lorsque les paysages et les points d'intérêt commencent à se répéter.

 

Nightmare Drive - Peinture

 

Nightmare Drive prend tout son sens en multijoueur

Le principal intérêt de Nightmare Drive repose sur sa boucle de gameplay : conduire, explorer, récupérer des ressources, améliorer son véhicule puis continuer toujours plus loin. La variété des véhicules est un bon point, puisque passer d'une voiture sportive à un SUV ou à un golf cart permet de renouveler quelque peu l'expérience. Le jeu propose également du multijoueur coopératif jusqu'à quatre joueurs, une fonctionnalité qui change sensiblement la manière d'aborder le voyage.

L'aspect survie est également intéressant sur le papier. Devoir surveiller sa nourriture et ses boissons, mais surtout l'état de son véhicule, apporte une petite couche de gestion bienvenue. Le problème, c'est que les ressources sont tellement nombreuses que la pression disparaît rapidement. La nourriture, par exemple, se trouve trop facilement pour que la faim devienne réellement une menace. Même constat pour l'entretien automobile : surveiller son essence, son huile et l'eau du radiateur est une excellente idée, mais lorsque les ressources sont disponibles en abondance, la mécanique perd une bonne partie de son intérêt.

On aurait justement aimé que Nightmare Drive nous pousse davantage dans nos retranchements. Pourquoi ne pas provoquer de véritables pannes ? Pourquoi ne pas risquer de percer un réservoir en renversant un alien ou après avoir percuté un trop grand nombre de zombies ? Dans un jeu où la voiture est censée être notre seule chance de survie, la voir réellement se détériorer aurait considérablement renforcé la tension. Ici, les zombies infligent des dégâts trop faibles et notre véhicule semble finalement bien plus robuste qu'il ne devrait l'être.

 

Nightmare Drive - Intérieur

 

Des zombies trop gentils pour vraiment nous faire peur

C'est probablement l'un des principaux problèmes de Nightmare Drive dans sa version actuelle : le manque de difficulté. Les zombies sont nombreux, mais rarement suffisamment dangereux pour nous faire réellement paniquer. Les écraser procure évidemment une petite satisfaction, mais lorsque les dégâts sur le véhicule restent minimes, la menace devient rapidement secondaire.

L'arsenal n'aide pas vraiment à renforcer cette impression. Les armes restent assez sommaires et l'AK-47 disponible durant notre périple manque elle aussi de contraintes. Là encore, les munitions sont suffisamment nombreuses pour que l'on puisse tirer sans trop se poser de questions. Dans un jeu de survie, ce sentiment d'abondance est problématique : la gestion des ressources devrait nous obliger à faire des choix.

La soucoupe volante constitue en revanche une excellente surprise. Ses premières apparitions apportent un petit moment d'inattendu et viennent casser la routine du trajet. C'est exactement ce genre d'événement que nous aimerions voir davantage dans Nightmare Drive : des rencontres capables de bouleverser notre plan et de nous obliger à improviser plutôt que simplement poursuivre la route.

 

Nightmare Drive - Zombies

 

La pub Holy Cow est absolument incroyable

Il y a pourtant un élément totalement secondaire qui nous a particulièrement marqué : les pubs. La publicité pour Holy Cow est notamment une excellente trouvaille. Son double sens est plein d’humour et nous a vraiment surpris. C'est une idée toute simple, mais particulièrement créative.

Autre mention spéciale aux jeux d’arcades qui sont très diversifiés et permettent de couper la monotonie de la route.

 

 

Quel futur pour le jeu indé Nightmare Drive ?

La bonne nouvelle, c'est que Nightmare Drive possède une durée de vie potentiellement gigantesque. Avec ses routes générées procéduralement et sa boucle basée sur l'exploration, le jeu peut théoriquement nous faire rouler pendant des heures. L'accès anticipé est justement là pour permettre à Voidfiller de développer et d'affiner cette vision au fil du temps.

Mais la génération procédurale ne suffit pas à elle seule à empêcher la répétition. Après plusieurs trajets, on retrouve rapidement les mêmes complexes, les mêmes types de points d'intérêt et une structure de progression relativement similaire. Le sentiment de découverte laisse alors progressivement place à celui d'une routine. Et dans un jeu dont le principe repose justement sur le fait de continuer à rouler, cette monotonie représente un véritable problème.

Il y a donc énormément de potentiel à exploiter. Nous aimerions notamment voir davantage de travail autour des environnements qui bordent la route, de véritables détours permettant de découvrir des lieux uniques, davantage d'événements aléatoires et pourquoi pas encore plus de véhicules à récupérer. La base est déjà là, et le fait que Voidfiller continue d'ajouter du contenu à son accès anticipé, notamment de nouveaux environnements, montre que le projet est amené à évoluer.

6

Verdict

Avec sa loop de conduite et de survie accessible, ses véhicules réussis et son mode coopératif, Nightmare Drive possède une base intéressante, mais le jeu indé de Voidfiller manque encore de difficulté et de variété pour nous tenir sur la durée. Les ressources trop abondantes, les zombies peu menaçants et la répétition des environnements limitent actuellement l'expérience, mais l'accès anticipé laisse espérer de belles évolutions pour la suite.

Les points clés

  • Gameplay en boucle simple et immédiatement accessible
  • Modèles de véhicules réussis et une variété appréciable
  • Le mode co-op est sympa
  • Le niveau de créativité des publicités
  • Manque cruellement de difficulté
  • Resources trop abondantes
  • L'environnement manque de vie
  • Mécaniques de maintenance trop peu poussées
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