Ce test a été réalisé avec une clé offerte par l’éditeur sur une version PS5.
Hot Wheels: Infinite Rush nous plonge dans un immense terrain de jeu à l'échelle des célèbres petites voitures. Avec quatre îles à explorer, plus de 150 véhicules à collectionner, des défis, des cascades et de nombreux objets cachés, le titre de Milestone a de quoi attirer les amateurs d'automobile. Après plusieurs heures au volant, mon constat est toutefois plus nuancé. Le plaisir de conduire et la richesse du garage fonctionnent, mais la répétition des activités finit par peser lourd.
Hot Wheels transforme quatre îles en terrain de jeu pour petits et grands
Hot Wheels propose une formule assez généreuse dès les premières minutes. Quatre environnements servent de gigantesques terrains de jeu, chacun avec son identité. Drifty Temples, Gearville, Wheelswood et Tentacle Bay permettent de passer d'une ville animée à des paysages plus luxuriants, des canaux éclairés aux néons ou encore des zones désertiques.
L'idée est surtout de laisser le joueur prendre la route comme il le souhaite. On peut participer aux courses sur circuit, rejoindre différents événements ou simplement parcourir les îles à la recherche des activités disséminées dans les décors. Certaines se déclenchent même sans avoir besoin de s'arrêter.
En tant que passionné d'automobile, c'est forcément une proposition qui m'a accroché. Retrouver l'univers Hot Wheels et pouvoir prendre le volant de nombreux modèles est particulièrement plaisant. Les graphismes sont également sympathiques et rendent les environnements agréables à parcourir, même si le jeu ne cherche évidemment pas à atteindre un réalisme automobile. Malgré ça, l'absence quasi totale de décor hors piste est particulièrement tape-à-l'oeil.

Plus de 150 voitures à collectionner et quatre façons de piloter
Le garage constitue rapidement l'un des principaux arguments Hot Wheels. Plus de 150 véhicules peuvent être débloqués au fil des événements, activités et défis. De quoi donner envie de continuer l'exploration pour compléter sa collection et mettre la main sur certains modèles plus rares.
Les voitures sont réparties entre quatre types qui proposent chacun une approche différente de la conduite. Les Universelles misent sur leur polyvalence, les Titans sur leur puissance, les Dérapeurs sur leur agilité et les Speeders sur leur vitesse. Cette variété permet de ne pas avoir systématiquement l'impression de conduire le même véhicule.
La personnalisation vient compléter le garage avec la possibilité de modifier les livrées, les jantes et les autocollants. Pour un amateur de voitures, le plaisir de collectionner et de personnaliser ses modèles fonctionne donc plutôt bien.
C'est aussi l'un des aspects qui m'a le plus retenu au volant. Avec autant de véhicules à récupérer, il y a toujours une nouvelle voiture à essayer. Le problème vient davantage de ce que le jeu demande ensuite de faire avec ces voitures.

Les défis finissent malheureusement par tourner en rond
Chaque île possède son Rush Master, un adversaire qui sert de véritable objectif à atteindre. Il faut terminer différents événements afin de débloquer ses défis, puis le battre pour récupérer sa voiture et son titre. Une fois les quatre îles conquises, le joueur peut prétendre au titre de Rush Master ultime.
Sur le papier, la progression est plutôt motivante. Dans les faits, les objectifs sont assez simples au début et la formule devient rapidement répétitive. Courses, activités et défis s'enchaînent avec une sensation de déjà-vu qui s'installe progressivement. Pour continuer à avancer, il faut accepter de refaire des activités qui finissent par manquer de surprise.
L'exploration réserve tout de même quelques bonnes trouvailles. Les autocollants à photographier sont notamment bien cachés et poussent à regarder les environnements autrement. Le Track Builder apporte aussi une touche intéressante puisqu'il permet de créer ses propres pistes en utilisant les éléments du décor, les bâtiments ou même les hauteurs.
Mais ces bonnes idées ne suffisent pas toujours à maintenir l'envie de revenir. On n'est pas suffisamment accroché au volant pour avoir constamment envie d'enchaîner les défis.

On se retrouve avec de belles voitures mais difficile de tenir sur la distance
Ce jeu possède pourtant une vraie qualité fondamentale : celle de donner envie de conduire. Son univers coloré, ses quatre îles et surtout son immense collection de véhicules parlent immédiatement aux passionnés d'automobile. Le plaisir est bien présent lorsque l'on découvre une nouvelle voiture ou que l'on part explorer un environnement à la recherche d'un objet caché.
Le souci est que cette première accroche s'essouffle. La quantité de contenu est importante, mais une partie des activités finit par se ressembler. Les défis sont suffisamment nombreux pour occuper, sans toujours parvenir à donner cette petite motivation supplémentaire qui pousse à relancer une partie.
Le multijoueur permet heureusement de prolonger l'expérience, avec jusqu'à quatre joueurs en écran partagé local et du jeu en ligne avec cross-play. Le Track Builder apporte également une dimension créative bienvenue.