Avant de commencer ce test, nous tennons à remercier les développeurs pour nous avoir offert un accès anticipé l'édition Ultimate de RIDE 6 avant sa sortie officielle ce jeudi 12 février 2026 sur PC et consoles. Ce test a été réalisé sur PC (Steam), manette Xbox One en main.
Développé par le studio italien Milestone, référence absolue du simulateur de course motocycliste, RIDE 6 s’inscrit dans la continuité directe de RIDE 5 tout en cherchant à repousser encore les limites du simulateur réaliste. Plus ambitieux, plus riche et plus ouvert, ce nouvel opus a aussi la lourde tâche de se comparer à l’excellent MotoGP™25. Alors, simple mise à jour ou véritable montée en régime ?
Qualité ou quantité ? RIDE 6 fait les deux
Un contenu sous stéroïdes
Si RIDE 5 impressionnait déjà par sa générosité, RIDE 6 passe clairement à la vitesse supérieure. Là où son prédécesseur proposait environ 270 motos et 35 circuits au lancement, cette nouvelle édition explose les compteurs avec plus de 370 motos, DLC inclus, réparties en sept grandes catégories. Aux classiques sportsbikes, naked et scooters viennent désormais s’ajouter les maxi enduro et les baggers, deux nouveautés majeures qui élargissent considérablement le spectre des sensations.
Cette diversité se ressent aussi du côté des circuits. RIDE 6 aligne 45 tracés, mêlant circuits réels et fictifs, dont 11 totalement inédits dans la franchise. Road races, kart tracks, circuits traditionnels, tracés country et même off-road : pour la première fois, la série ose quitter l’asphalte pur avec de véritables pistes dédiées au tout-terrain. Une prise de risque maîtrisée qui renouvelle intelligemment la formule. Quant à la campagne, elle promet à elle seule au moins 30 heures de jeu, sans compter le multijoueur, les défis et le contenu annexe. Autant dire que les amateurs de deux-roues en auront clairement pour leur argent.

Graphismes : quand le réalisme atteint son paroxysme
RIDE 5 était déjà très solide visuellement, mais RIDE 6 met une vraie claque graphique. Propulsé par l’Unreal Engine 5, le jeu affiche des motos d’un réalisme bluffant et des environnements vivants, sublimés par un nouveau système de météo, de gestion de la lumière et du cycle jour/nuit.
Les conditions sont désormais entièrement personnalisables, permettant de créer des courses sur mesure, du lever de soleil brumeux à la tempête nocturne. Et en vue première personne, la pluie devient un véritable poison : visibilité réduite, aquaplaning, chaque virage se transforme en une véritable patinoire. C’est exigeant, parfois cruel, mais incroyablement immersif.

Une physique impardonnable
La météo n’impacte pas seulement l’esthétique : elle joue un rôle central dans la physique du jeu. Sous la pluie, les distances de freinage s’allongent, l’adhérence devient capricieuse et la moindre erreur se paie cash. Les joueurs occasionnels pourront s’appuyer sur les aides et les réglages par défaut, mais les riders les plus aguerris auront accès à une personnalisation complète du comportement de leur machine comme la réactivité de la boîte de vitesses afin de grappiller de précieuses secondes sur le chrono.
Comme dans les précédents opus et les jeux MotoGP, la physique de RIDE 6 est bien plus complexe que celle d’un jeu de course automobile. En difficulté Pro, chaque faute est impardonnable. C’est particulièrement marquant dans les courses de campagne, où une simple erreur peut entraîner une chute fatale, rappelant la folie brute du TT de l’Île de Man. Une demi-seconde d’inattention, un mauvais jugement, et c’est la fin de la course.
Heureusement que le mode de rembobinage nous permet de rectifier les erreurs sans devoir recommencer la course depuis le début. Enfin, si vous l’avez laissé activé. À noter également l’ajustement automatique des paramètres de l’IA, qui s’adapte au niveau et aux performances du joueur, garantissant un défi constant sans jamais tomber dans l’injustice. Fini les cavaliers solitaires et les courses à des années lumières du peloton de tête.

Le mot d’ordre : accessibilité
Prise en main
RIDE 5 était déjà accueillant pour les nouveaux joueurs, mais RIDE 6 pousse l’accessibilité encore plus loin. Le tutoriel peut d’ailleurs faire peur au départ, en proposant une moto de petite cylindrée assez mollassonne, laissant craindre une dérive arcade. Heureusement, dès que l’on monte en puissance, la difficulté s’installe et le plaisir explose. Ont peut vous dire qu'en Moto GP, la chute arrive dès le premier virage.
RIDE 6 propose cependant une grande nouveauté : deux expériences distinctes, Arcade et Pro. L’Arcade simplifie la gestion de la moto pour les joueurs peu familiers avec l’univers du deux-roues, tandis que l’expérience Pro représente le sommet du simulateur réaliste. La structure du jeu reste identique en elle-même et il est possible de basculer entre les deux à tout moment pour vraiment personnaliser son expérience de jeu.

La Riding School
Les novices pourront également compter sur la Riding School, un parcours d’apprentissage progressif qui permet de maîtriser l’expérience Arcade avant de réduire peu à peu les aides pour se rapprocher du mode Pro. Facile à prendre en main, mais difficile à maîtriser, RIDE 6 respecte tous les profils de joueurs.
Milestone n’a pas oublié l’accessibilité au sens large, avec des options d’ajustement de la vitesse du jeu et des paramètres dédiés aux personnes daltoniennes, renforçant l’inclusivité sans jamais sacrifier l’exigence.

Bienvenue au Ridefest
Quand Milestone s’inspire des jeux de simulation automobile
Le cœur de RIDE 6 bat au rythme du Ridefest, un festival de la moto fortement inspiré de licences comme Forza Horizon ou The Crew Motorfest. Le mode carrière devient un immense terrain de jeu structuré en zones thématiques, où chacun peut tracer sa propre route en fonction de ses préférences.
Certaines sections sont dédiées à des légendes du monde de la moto, telles que Casey Stoner, Guy Martin, Tyler O’Hara ou encore le Français Thomas Chareyre. Chaque légende propose des défis spécifiques, véritables épreuves de maîtrise destinées à éprouver votre talent. Battez-les et vous débloquerez leur moto, un peu comme dans Need for Speed: Most Wanted.

Devenez LA légende
Dix légendes. Dix chapitres de boss. Dix défis intenses. Pour progresser, il faudra accumuler des points de renommée, débloquer de nouvelles sections de la carte et choisir librement les disciplines qui vous plaisent le plus. La progression n’est jamais bloquante, et le système de points offre une liberté bienvenue.
Les motos restent relativement abordables, avec la possibilité de louer des machines d’occasion. Cela dit, en progressant normalement, on se retrouve rapidement avec plus d’argent qu’il n’en faut pour acheter et modifier des motos neuves à fond.

Types de courses
RIDE 6 s’appuie sur une structure de compétitions déjà bien connue des fans de la licence, tout en l’enrichissant grâce à la diversité des motos et des terrains proposés.
- Contre-la-montre - Ici, pas d’adversaires directs, seulement vous, la moto et le chronomètre. Le moindre dixième compte et la connaissance parfaite du tracé devient primordiale. C’est un des modes les plus durs qui vous forcerq à repousser vos limites, surtout en difficulté Pro où la moindre erreur ruine un run parfait.
- Courses traditionnelles - C'est le cœur de l’expérience RIDE. Des grilles de départ classiques où la gestion des dépassements, du rythme de course et de l’usure mentale est essentielle. L’IA adaptative rend ces épreuves souvent tendues, avec des adversaires capables de capitaliser sur la moindre faute.
- Duels 1v1 - Des affrontements intenses et nerveux, pensés comme de véritables combats de pilotage. Ici, pas de place pour l’erreur : chaque virage est une opportunité de prendre l’avantage ou de tout perdre, surtout sur les courses de campagne.
- Endurance - Dans ce mode de jue, la régularité prime sur l’agressivité, et la gestion de la fatigue, des erreurs cumulées et des conditions météo devient centrale. En solo comme en multijoueur, l’endurance rappelle que RIDE 6 est avant tout un simulateur réaliste, où la constance fait la différence.

Mais il n’y a pas que le solo dans la vie
Quatre modes de jeu
RIDE 6 propose une offre de modes de jeu solide et bien structurée, pensée pour s’adapter aussi bien aux joueurs solitaires qu’aux amateurs de compétition en ligne.
- Course rapide - Le mode le plus accessible pour lancer une session immédiate. Jouable en solo, en multijoueur en ligne et en écran partagé (après le Day One), il permet de configurer librement motos, circuits, météo et règles de course.
- Endurance - Un mode exigeant, comme décrit plus haut, disponible en solo et en multijoueur. Les longues courses mettent en avant la précision du pilotage et la maîtrise des conditions changeantes.
- Time Attack - Pensé pour les amateurs de performance pure. Ce mode solo se concentre sur le chrono, avec des classements en ligne permettant de comparer ses temps aux meilleurs pilotes du monde.
- Mode éditeur - Jouable hors ligne, il permet de créer, personnaliser et tester du contenu, dans la lignée de ce que proposait déjà RIDE 5. Un outil précieux pour les joueurs créatifs et les passionnés de réglages.
Des modes efficaces, sans superflu, qui renforcent la longévité de RIDE 6 et soutiennent parfaitement son statut de simulateur de course motocycliste complet.

Des cosmétiques à la pelle
La personnalisation est toujours aussi poussée, que ce soit pour les motos, les casques ou les combinaisons. De plus, les UGC peuvent désormais être partagés entre toutes les plateformes, renforçant la dimension communautaire et la longévité du jeu. Reste à voir si Milestone organisera des compétitions avec des récompenses à la clé, comme c'est le cas sur The Crew Motorfest.