Test réalisé à l'aide d'un modèle prêté par la marque
Le Px8 S2 est le dernier casque circum-auriculaire haut de gamme de Bowers & Wilkins. Plus luxueux que le Px7 S3 et conçu comme une évolution directe du Px8, il mise sur des transducteurs carbone de 40 mm, un DSP 24 bits, le Bluetooth 5.3 avec aptX Lossless et une autonomie annoncée de 30 heures. Son tarif, situé autour de 600€ selon les marchés, le place face aux références les plus ambitieuses de Sony, Apple, Bose ou Focal.
Un objet précieux, pensé pour durer
À première vue, le Px8 S2 justifie son positionnement premium. L’aluminium moulé, le cuir Nappa et les charnières métalliques lui donnent une présence bien plus raffinée que celle de la plupart des casques Bluetooth concurrents. Bowers & Wilkins a également affiné la silhouette : le casque paraît moins massif, tout en conservant une construction sérieuse et une finition particulièrement soignée. La housse rigide fournie, les câbles USB-C et USB-C-vers-jack complètent une dotation cohérente avec le prix demandé.
Le confort est globalement convaincant grâce aux coussinets souples et profonds, mais il dépendra fortement de la morphologie de l’utilisateur. Les grandes oreilles peuvent manquer légèrement d’espace et l’arceau exerce une pression perceptible sur les têtes les plus larges. Le Px8 S2 reste donc un casque confortable pour travailler, voyager ou écouter de la musique chez soi, mais il faut avouer qu’il n’est pas conçu pour le sport notamment à cause de l’absence de certification contre l’eau ou la poussière qui vient s’ajouter à une stabilité limitée lors des mouvements brusques.

Quand le carbone laisse parler la musique
La signature sonore du Px8 S2 se veut globalement équilibrée, avec un grave généreux mais mieux intégré au reste du spectre. Les basses descendent bas, possèdent une belle densité pour apprécier les musiques électroniques, aux bandes originales et au rock, sans systématiquement envahir le médium. Les voix restent lisibles, les guitares conservent leur texture et les instruments acoustiques bénéficient d’une restitution relativement naturelle.
Les transducteurs Carbon Cone privilégient la précision et la rapidité plutôt qu’une écoute spectaculaire à tout prix. Le registre aigu se montre détaillé et propre, même si certaines mesures signalent une réponse moins régulière selon les fréquences, avec la possibilité d’un rendu légèrement brillant sur certains enregistrements. La scène sonore est plaisante pour un casque fermé : elle s’étend correctement au-delà des oreillettes, sans atteindre l’ampleur d’un véritable casque ouvert. L’égaliseur cinq bandes de l’application permet heureusement d’adapter la restitution, même si ses réglages restent assez simples.
Un compagnon nomade presque complet
Le Px8 S2 ne se contente pas d’une connexion Bluetooth classique. Il prend en charge l’aptX Lossless et l’aptX Adaptive, propose le multipoint et peut recevoir un signal audio numérique via USB-C. Cette dernière possibilité est particulièrement intéressante pour l’écoute sur ordinateur : elle évite de dépendre entièrement du convertisseur du téléphone ou de la qualité de la liaison sans fil. La connexion analogique reste également disponible, même si le casque ne fonctionne pas comme un modèle totalement passif lorsque sa batterie est vide.
La réduction de bruit active constitue un point un peu plus discutable. Pour un casque à ce prix, on s’attend à quelque chose de parfait et cette dernière se place dans la catégorie de “convenable” notamment face à des modèles concurrents. La réduction se montre efficace face à des bruits de moteurs, dans un bureau ou face à un ventilateur et autres bruits classiques, mais aura plus de mal à effacer certains bruits plus aigus. L’autonomie atteint presque les 30 heures annoncées et quinze minutes de charge apportent environ sept heures d’écoute, ce qui est très pratique en déplacement et largement convenable pour un casque.
