Test High-Tech

Test Corsair Harpoon V2 Wireless : une souris sans fil complète et endurante

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Produit testé Corsair Harpoon V2 Wireless
Publication 09 Août 2026 à 08h58
Rédacteur Cassandra MOUCHET

Test réalisé à l'aide d'un modèle offert par Corsair.


Avec son capteur de 26 000 DPI, ses trois modes de connexion et une autonomie particulièrement généreuse, la Corsair Harpoon V2 Wireless affiche de sérieux arguments. Après l’avoir utilisée aussi bien pour jouer que pour travailler, j’ai surtout été convaincue par son confort, sa simplicité et son Corsair Web Hub accessible directement depuis un navigateur. Une souris gaming efficace et polyvalente qui préfère aller à l’essentiel plutôt que multiplier les gadgets.

 

La Corsair Harpoon V2 Wireless privilégie le confort à la course aux grammes

Dès les premières minutes, la Corsair Harpoon V2 Wireless m’a donné une impression assez claire : Corsair ne cherche pas ici à réinventer complètement la souris gaming. Pas de coque percée de partout, pas de design qui semble avoir été récupéré sur le tableau de bord d’un vaisseau spatial et pas quinze boutons capables de transformer mon pouce en poulpe. La marque mise plutôt sur une conception simple, ergonomique et immédiatement compréhensible.

Il est important de préciser que je parle bien ici de la Corsair Harpoon V2 Wireless, et non de l’ancienne Harpoon RGB Wireless. Cette nouvelle version fait évoluer la formule avec notamment un capteur beaucoup plus performant, une autonomie revue à la hausse, une conception plus légère et surtout l’utilisation du Corsair Web Hub pour la personnalisation.

Avec ses 80 grammes, la Harpoon V2 Wireless ne fait pas partie des souris ultralégères destinées aux joueuses et joueurs compétitifs qui cherchent absolument à passer sous la barre des 60 grammes. Pour autant, je ne l’ai jamais trouvée particulièrement lourde pendant mon utilisation.

Les déplacements restent rapides et faciles à contrôler. Même lors de mouvements assez brusques, je n’ai jamais eu la sensation de traîner un petit parpaing sur mon tapis de souris.

Visuellement, Corsair reste assez sage. Le noir domine largement et l’éclairage RGB se concentre principalement autour du logo placé à l’arrière. Personnellement, cette sobriété ne me dérange pas. La souris peut parfaitement rester sur un bureau professionnel sans donner l’impression qu’une fête foraine s’est installée à côté du clavier.

 

Image de la souris Corsair Harpoon V2 Wireless
Image de la souris Corsair Harpoon V2 Wireless

 

Une prise en main confortable réservée aux droitiers

La forme asymétrique de la Corsair Harpoon V2 Wireless est exclusivement pensée pour les droitiers. Corsair a intégré un repose-pouce sur le côté gauche, un dos relativement bombé et des zones texturées sur les deux flancs.

La prise en main est naturelle dès les premières minutes. Mon pouce se place facilement sur le repose-pouce et les surfaces latérales offrent une accroche correcte, même lorsque les mouvements deviennent plus brusques. La souris ne glisse pas entre les doigts et je n’ai pas eu besoin de modifier constamment ma position.

Elle se montre particulièrement adaptée au palm grip, avec la paume posée sur la coque, ainsi qu’au claw grip, avec les doigts légèrement recourbés. Son dos assez haut soutient correctement la main, ce qui m’a permis de l’utiliser pendant plusieurs heures sans ressentir de gêne particulière.

Son principal défaut ergonomique reste évident : les gauchers sont totalement oubliés. La forme de la coque et le placement des boutons latéraux rendent son utilisation de la main gauche particulièrement inconfortable.

 

Image de la souris Corsair Harpoon V2 Wireless
Image de la souris Corsair Harpoon V2 Wireless

 

Le capteur 26 000 DPI de la Corsair Harpoon V2 Wireless à l’essai

La Corsair Harpoon V2 Wireless embarque un capteur optique Marksman capable d’atteindre une sensibilité maximale de 26 000 DPI. Ce chiffre impressionne sur la fiche technique, mais il reste surtout théorique pour la grande majorité des joueurs.

J’ai évidemment essayé de pousser la sensibilité au maximum. À 26 000 DPI, un mouvement minuscule suffit à envoyer le curseur traverser l’écran à la vitesse de la lumière. À moins de disposer de réflexes surnaturels ou de vouloir cliquer sur une icône située dans une autre dimension, ce réglage présente peu d’intérêt au quotidien.

Je suis principalement restée entre 800 et 1 600 DPI. Cette plage m’a semblé beaucoup plus confortable pour naviguer sur Internet, travailler et jouer.

La souris propose cinq niveaux de sensibilité enregistrés par défaut :

  • 400 DPI, représentés en rouge ;
  • 800 DPI, en orange ;
  • 1 200 DPI, en jaune ;
  • 1 600 DPI, en vert ;
  • 3 200 DPI, en bleu.

Le bouton placé derrière la molette permet de passer rapidement d’un niveau à l’autre. Un indicateur lumineux temporaire affiche la couleur correspondant au réglage sélectionné. J’ai trouvé ce système pratique pour savoir immédiatement quelle sensibilité était activée, sans devoir déplacer le curseur au hasard.

À l’usage, le capteur m’a paru précis et réactif. Je n’ai constaté aucun décrochage gênant lors de mes déplacements rapides. Les mouvements étaient correctement reproduits à l’écran, aussi bien pendant mes sessions de jeu que lors d’une utilisation plus classique.

Le Corsair Web Hub permet aussi d’attribuer un réglage temporaire de 200 DPI à l’un des boutons. Cette fonction agit comme un mode précision ou « sniper ». Elle peut s’avérer utile pour ajuster un tir, sélectionner précisément un élément ou réaliser une retouche demandant un mouvement très lent du curseur.

La fréquence d’interrogation atteint jusqu’à 1 000 Hz en connexion SLIPSTREAM et en filaire. La souris peut ainsi transmettre sa position à l’ordinateur jusqu’à mille fois par seconde. Je n’ai ressenti aucun retard perceptible dans ces deux modes, les 1 000 Hz restent largement suffisants pour mon utilisation.

 

Image de la souris Corsair Harpoon V2 Wireless

 

Six boutons efficaces sur la Corsair Harpoon V2 Wireless

La Corsair Harpoon V2 Wireless dispose de six boutons : les clics gauche et droit, le clic de la molette, un bouton DPI ainsi que deux boutons latéraux placés sous le pouce.

Corsair annonce également des interrupteurs capables de résister jusqu’à 100 millions de clics. Je n’ai évidemment pas essayé de vérifier cette promesse jusqu’au bout.

Les clics principaux m’ont laissé une bonne impression. Ils offrent un retour suffisamment franc sans demander une pression trop importante. Je ne les ai pas trouvés excessivement bruyants non plus. Les deux boutons latéraux sont correctement positionnés. Mon pouce tombe naturellement dessus et je peux les actionner sans modifier ma prise en main.

Dans les FPS ou les jeux d’action, ils peuvent facilement accueillir une recharge, une attaque secondaire ou une compétence. Ils restent également pratiques en bureautique pour naviguer rapidement entre les pages. La molette est quant à elle assez classique. Ses crans sont suffisamment marqués pour changer d’arme ou parcourir un inventaire sans difficulté. 

Depuis le Corsair Web Hub, j’ai pu modifier les différentes affectations et attribuer des touches du clavier, des raccourcis ou encore des macros. Six commandes peuvent néanmoins sembler limitées pour les adeptes des MMO ou les personnes qui souhaitent absolument placer une dizaine de compétences directement sous leur main.

Personnellement, cela suffit largement à mon utilisation. Mais les joueurs capables de gérer douze raccourcis différents avec leur seul pouce devront probablement regarder ailleurs. Ou commencer une carrière au piano.

 

Trois connexions pour jouer et travailler

La polyvalence est l’un des principaux arguments de la Corsair Harpoon V2 Wireless. J’ai pu l’utiliser en 2,4 GHz avec le récepteur USB, en Bluetooth ou directement avec le câble USB-C.

Pour jouer, j’ai principalement utilisé la connexion Corsair SLIPSTREAM v1.5. Corsair annonce une latence de 1 ms avec une fréquence de 1 000 Hz. Pendant mes sessions, la connexion est restée stable et je n’ai remarqué aucune coupure ni décalage perceptible entre mes mouvements et leur affichage à l’écran.

Le récepteur USB peut être rangé dans un petit compartiment placé sous la souris. J’apprécie beaucoup ce détail, notamment pour le transport. Sans cet emplacement, le récepteur aurait probablement rejoint la grande confrérie des petits accessoires disparus au fond d’un sac.

La connexion Bluetooth est particulièrement pratique avec un ordinateur portable ou un appareil mobile compatible. L’appairage s’effectue rapidement et permet de ne pas monopoliser un port USB. Pour jouer à des titres rapides, j’ai toutefois préféré rester sur la connexion SLIPSTREAM, plus adaptée à cet usage.

Le câble USB-C permet de continuer à utiliser la souris pendant sa recharge. Elle devient alors temporairement une souris filaire. Cette fonction évite de devoir arrêter une partie parce que la batterie a décidé de rendre les armes juste avant un combat important.

Un interrupteur placé sous la coque permet de choisir entre l’arrêt, le 2,4 GHz et le Bluetooth. Le système fonctionne bien, mais j’aurais préféré que ce bouton soit plus facilement accessible. Lorsque je passe régulièrement d’un ordinateur à l’autre, retourner la souris à chaque changement n’est pas très pratique.

 

Image de la souris Corsair Harpoon V2 Wireless

 

Une excellente autonomie avec le RGB désactivé

Corsair annonce jusqu’à 140 heures d’autonomie en 2,4 GHz et jusqu’à 210 heures en Bluetooth. Ces valeurs sont obtenues avec l’éclairage RGB désactivé.

Pendant mon utilisation, la batterie s’est montrée suffisamment endurante pour que je n’aie pas à penser constamment à la recharge. J’ai pu enchaîner plusieurs journées de travail et différentes sessions de jeu sans devoir sortir immédiatement le câble USB-C.

L’autonomie réelle dépend évidemment des réglages choisis. L’activation du logo RGB, sa luminosité, la fréquence d’interrogation et le délai de mise en veille peuvent tous réduire l’endurance. Avec l’éclairage poussé au maximum, il ne faut donc pas espérer atteindre les meilleures valeurs annoncées.

La souris possède une batterie rechargeable de 600 mAh fonctionnant à 3,7 V, pour une capacité de 2,22 Wh. La recharge en USB-C est appréciable et évite de devoir conserver un ancien câble micro-USB uniquement pour cette souris.

La possibilité de continuer à jouer pendant la charge est également rassurante. Même avec une batterie vide, la Harpoon V2 Wireless reste utilisable. Il faudrait perdre en même temps le câble, le récepteur et la connexion Bluetooth pour réellement se retrouver bloquée. À ce stade, la souris ne serait probablement plus la principale responsable.

 

Corsair Web Hub : enfin aucun logiciel à installer

C’est probablement l’un des éléments que j’ai le plus appréciés sur la Corsair Harpoon V2 Wireless.

Pour personnaliser la souris, je n’ai pas eu besoin d’installer le logiciel iCUE ou une autre application complète. Tout passe directement par le Corsair Web Hub, accessible depuis un navigateur compatible. Et franchement, c’est agréable.

Aujourd’hui, pratiquement chaque périphérique veut installer son propre logiciel, ajouter un service au démarrage de Windows et parfois consommer des ressources uniquement pour gérer trois couleurs et deux boutons.

Ici, je connecte la souris, j’ouvre le Corsair Web Hub et je peux directement accéder aux réglages.

L’interface me permet notamment de modifier les niveaux de DPI, l’affectation des boutons, les macros, la fréquence d’interrogation, la luminosité RGB, le délai de mise en veille, les paramètres d’économie d’énergie, la hauteur de décrochage du capteur ou encore certains réglages liés au comportement de celui-ci.

Je peux également gérer l’appairage du récepteur et les mises à jour du micrologiciel.

J’ai aussi pu créer deux profils différents dans le Web Hub, ce qui me permet de conserver rapidement des réglages adaptés à plusieurs usages. C’est particulièrement pratique pour passer d’une configuration orientée jeu à une autre plus adaptée à la bureautique sans devoir tout reconfigurer à chaque fois.

L’ensemble est assez complet et je n’ai pas eu la sensation de me retrouver devant une version simplifiée ou amputée simplement parce que l’interface fonctionne depuis un navigateur.

 

Image de la souris Corsair Harpoon V2 Wireless
Image de la souris Corsair Harpoon V2 Wireless

 

Mon expérience de jeu avec la Corsair Harpoon V2 Wireless

Une fois posée sur mon tapis, la Corsair Harpoon V2 Wireless s’est révélée très simple à utiliser. Sa forme confortable, son capteur précis et sa connexion stable m’ont permis d’oublier rapidement le périphérique pour me concentrer sur mes parties.

Dans les jeux demandant des mouvements rapides, son poids de 80 grammes offre un bon compromis. Elle n’est pas aussi vive qu’une souris ultralégère de 50 ou 60 grammes, mais elle reste suffisamment agile pour les déplacements brusques. Je l’ai trouvée stable et facile à contrôler.

Les deux boutons latéraux sont pratiques pour recharger, lancer une compétence ou attribuer une action secondaire. Leur nombre limité m’a toutefois obligée à sélectionner les commandes les plus importantes dans certains jeux.

La Harpoon V2 Wireless ne cherche donc pas à devenir un modèle exclusivement réservé à l’esport. Elle adopte une approche plus polyvalente, adaptée à une personne souhaitant disposer d’une seule souris pour plusieurs usages.

 

Un prix de 69,99€ face à une concurrence solide

La Corsair Harpoon V2 Wireless est affichée à 69,99 € sur la boutique de Corsair. Son prix la place face à de nombreuses souris gaming sans fil déjà bien installées.

Elle compense cependant avec ses trois modes de connexion, son autonomie généreuse et son système de configuration sans logiciel. Le Corsair Web Hub représente pour moi un véritable avantage, surtout lorsque de nombreux périphériques imposent encore une application différente simplement pour modifier trois boutons et une lumière.

La possibilité de créer plusieurs profils renforce également cette polyvalence. Dans mon cas, j’en ai configuré deux, ce qui m’a permis d’adapter rapidement les réglages de la souris à mes différents usages.

Son rapport qualité-prix dépendra donc des priorités de chacun. Une personne cherchant avant tout la souris la plus légère possible trouvera probablement mieux ailleurs. Pour quelqu’un qui souhaite un modèle confortable, polyvalent et simple à configurer, la proposition devient en revanche beaucoup plus intéressante.

8

Verdict

La Corsair Harpoon V2 Wireless m’a convaincue par son équilibre général. Elle se montre confortable, précise et suffisamment réactive pour jouer dans de bonnes conditions, tout en restant parfaitement adaptée à une utilisation quotidienne. J’ai particulièrement apprécié son autonomie, sa triple connectivité et surtout le Corsair Web Hub, qui permet de personnaliser facilement la souris et de créer plusieurs profils sans installer de logiciel supplémentaire. Elle ne conviendra pas forcément aux gauchers, aux adeptes de souris ultralégères ou aux joueuses et joueurs ayant besoin de nombreux boutons, mais pour une utilisation polyvalente entre gaming et bureautique, elle constitue une proposition solide et agréable au quotidien.

Les points clés

  • Un poids de 80 grammes bien équilibré
  • Trois modes de connexion
  • Des boutons principaux agréables et réactifs
  • Une prise en main confortable
  • La recharge USB-C avec utilisation pendant la charge
  • Une forme totalement inadaptée aux gauchers
  • Un éclairage RGB assez discret
  • Une autonomie réduite avec le RGB activé
  • Un interrupteur de connexion placé sous la coque
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