Test réalisé à l'aide d'un modèle offert par Corsair.
Avec le SKIFF 100 PLUS, Corsair revient à une recette assez classique : un clavier gaming à membrane, complet, silencieux et surtout bien équipé pour son prix. Six touches programmables, molette multimédia, RGB et repose-poignet sont au programme. Reste une question essentielle : à 69,99 €, cette avalanche de fonctionnalités suffit-elle à faire oublier l’absence de switches mécaniques ?
Corsair SKIFF 100 PLUS : un clavier gaming particulièrement complet
Le Corsair SKIFF 100 PLUS ne suit clairement pas la mode des petits formats 60 %, 65 % ou 75 %. Corsair reste ici sur un bon vieux Full Size, avec pavé numérique, bloc directionnel et toutes les touches nécessaires aussi bien pour jouer que pour travailler.
Personnellement, cela ne me dérange pas. J’apprécie même de retrouver un véritable pavé numérique lorsque je ne suis pas en train de jouer. Évidemment, il faudra prévoir suffisamment de place sur le bureau, surtout avec les six touches G programmables supplémentaires installées sur la gauche.
Ces dernières permettent d’enregistrer des macros, des raccourcis ou certaines commandes spécifiques. C’est d’ailleurs l’une des principales différences avec le SKIFF 100 classique.
Avec ses 715 grammes, le clavier reste relativement léger pour un modèle complet. Sa construction est principalement en plastique, mais je ne l’ai pas trouvée particulièrement cheap pour autant. Le clavier reste correctement posé sur le bureau et l’ensemble paraît cohérent avec son prix.
Corsair fournit également un repose-poignet amovible avec une surface soft-touch. J’ai apprécié sa présence pendant les longues sessions, même si son revêtement possède un talent assez impressionnant pour récupérer poussière, cheveux et petites miettes. Au moins, il permet de savoir exactement quand il est temps de nettoyer son bureau.

Les touches du Corsair SKIFF 100 PLUS misent clairement sur le silence
Le principal choix technique du SKIFF 100 PLUS concerne évidemment ses touches. Il ne s’agit pas d’un clavier mécanique, mais d’un modèle utilisant des Rubber Dome à membrane.
Et la première chose que j’ai remarquée, c’est son silence. La frappe reste très discrète, ce qui devient particulièrement agréable lorsque je travaille plusieurs heures ou que je joue tard le soir. Pas besoin de transformer la pièce en concours de claquements mécaniques à chaque message envoyé sur Discord.
Les touches sont également assez douces sous les doigts et je les ai trouvées confortables pour écrire de longs textes. En revanche, elles offrent un retour nettement moins franc qu’un bon switch mécanique. Le point d’activation est moins facile à ressentir et la course demande également une pression plus profonde.
Il faut également préciser que les keycaps sont fabriqués en ABS et non en PBT. Leur conception repose sur une couche de plastique translucide recouverte d’une finition noire mate permettant au rétroéclairage de traverser les caractères. L’ABS est extrêmement courant sur les claviers de cette gamme et offre ici un toucher agréable, mais il résiste généralement moins bien à l’usure qu’un bon PBT. Avec le temps et une utilisation intensive, les touches peuvent notamment devenir plus brillantes aux endroits les plus sollicités.
J’aurais donc apprécié du PBT, plus résistant à l’usure et moins susceptible de devenir brillant après des centaines d’heures passées sur ZQSD. À 69,99 €, l’utilisation de l’ABS reste néanmoins cohérente avec le positionnement du SKIFF 100 PLUS et ne remet pas en cause la qualité générale du clavier.
Corsair SKIFF 100 PLUS en jeu : largement suffisant pour jouer confortablement
Même s’il utilise une membrane, Corsair n’a évidemment pas oublié que le SKIFF 100 PLUS reste vendu comme un clavier gaming.
Il dispose d’un polling rate de 1 000 Hz ainsi que d’un 12-Key Rollover sélectif, permettant au clavier de détecter jusqu’à douze commandes simultanément sur les zones concernées.
Dans mes sessions de jeu, je n’ai pas réellement ressenti de limitation sur ce point. Déplacements, sprint, saut et différentes actions peuvent être enchaînés normalement.
Évidemment, le SKIFF 100 PLUS ne cherche absolument pas à rivaliser avec les claviers magnétiques capables de proposer Rapid Trigger, point d’activation réglable ou autres technologies destinées principalement au jeu compétitif.
Mais soyons sérieuses deux minutes : à 69,99 €, ce n’est pas vraiment ce que j’attends de lui.
Pour jouer confortablement à des FPS, des jeux d’action, des MMO ou simplement profiter d’une session après le travail, ses performances restent largement suffisantes.


Les six touches G du SKIFF 100 PLUS peuvent devenir très pratiques
Sur la gauche du clavier, Corsair ajoute six touches G programmables.
Elles peuvent servir à lancer des macros, ouvrir un programme ou attribuer des commandes supplémentaires dans certains jeux. Pour les MMO, les jeux de stratégie ou même certaines tâches professionnelles, elles peuvent rapidement devenir intéressantes.
J’ai néanmoins dû m’habituer à leur position.
Durant les premières utilisations, mon réflexe naturel consistait parfois à chercher Maj ou Échap et à tomber sur une touche G à la place. Rien de dramatique, mais cela peut devenir légèrement agaçant lorsqu’on pense ouvrir un menu et qu’on déclenche finalement une macro totalement différente.
Une fois les nouveaux repères acquis, leur intérêt devient beaucoup plus évident.
La molette multimédia du SKIFF 100 PLUS est un vrai petit confort
Le clavier dispose également d’une molette rotative consacrée au volume.
En la faisant tourner, je peux augmenter ou diminuer immédiatement le niveau sonore. Une pression permet de couper le son, tandis que certaines commandes supplémentaires deviennent disponibles avec la touche Fn.
C’est probablement l’une des fonctionnalités que j’ai le plus appréciées au quotidien. Plus besoin d’ouvrir Windows ou de chercher une combinaison de touches lorsque je veux simplement diminuer rapidement le volume.
Et lorsque certains jeux décident que leur menu principal mérite soudainement le niveau sonore d’un concert au Stade de France, cette molette devient étrangement indispensable.
Je regrette simplement qu’elle ne puisse pas être réassignée à d’autres fonctions comme c'est le cas sur certains modèles plus haut de gamme de la marque.

Le RGB du Corsair SKIFF 100 PLUS reste assez simple
Le SKIFF 100 PLUS propose un éclairage RGB réparti sur dix zones.
Le rendu est agréable et plusieurs effets peuvent être sélectionnés, mais il ne faut pas s’attendre à une personnalisation individuelle de chaque touche.
À ce tarif, cela reste parfaitement acceptable. Le rétroéclairage apporte suffisamment de personnalité au clavier pour donner un peu de vie au bureau sans transformer la pièce en discothèque.
En revanche, les personnes qui aiment régler précisément chaque LED risquent rapidement de trouver les possibilités un peu limitées.
Personnellement, je préfère surtout que les touches restent lisibles dans une pièce sombre, et sur ce point le résultat fait correctement son travail.
Corsair Web Hub rend les réglages beaucoup plus simples
La personnalisation du SKIFF 100 PLUS peut passer par le Corsair Web Hub, accessible directement depuis un navigateur.
Je trouve cette approche particulièrement pratique. Pas besoin d’installer encore immédiatement un énième logiciel simplement pour modifier quelques couleurs ou attribuer une macro.
À force d’avoir une application différente pour le casque, la souris, le clavier, les ventilateurs et probablement bientôt la chaise, mon PC commence déjà à disposer de plus de logiciels que de jeux.
Le clavier intègre également une mémoire embarquée pour un profil, permettant de conserver certains réglages directement dans le périphérique.
La prise en charge plus complète via Corsair iCUE doit également permettre de pousser davantage la personnalisation de l’éclairage, des macros et des affectations.

La connectique du Corsair SKIFF 100 PLUS reste très classique
Le SKIFF 100 PLUS est exclusivement filaire et utilise un câble USB-A fixe avec revêtement en caoutchouc.
Je trouve ce choix assez logique compte tenu du tarif, même si j’aurais préféré retrouver un câble USB-C amovible. Cela aurait facilité le transport et surtout permis de remplacer facilement le câble en cas de problème. Quitte à laisser ce dernier fixe, un câble tressé n'aurait pas été de trop.
Il n’y a donc ni Bluetooth ni connexion sans fil.
En revanche, le clavier propose une compatibilité assez large avec PC, Mac, Xbox One, Xbox Series X|S, PS4 et PS5, même si certaines fonctions peuvent varier suivant les jeux et les plateformes.