Test réalisé à l'aide d'un modèle offert par DXRacer
Soyons honnêtes deux minutes : votre dos n'a pas 20 ans éternellement. Dans la jungle des chaises gaming, trouver le trône parfait tient souvent de la quête secondaire buggée. On veut surtout éviter la scoliose après 6 heures de raid. La DXRacer Drifting débarque avec une promesse lourde : offrir le confort d'un siège baquet de course allemande à votre coin bureau. Mais entre les éditions collector, comme celle de Final Fantasy VII Rebirth, la version tissu plus sobre et la déclinaison XL pour les gabarits solides, est-ce que ce siège vaut vraiment l'investissement ?

Unboxing et montage : le speedrun le plus satisfaisant de votre vie
Si pour vous, monter un meuble ressemble à une épreuve de Koh-Lanta, respirez. DXRacer a visiblement entendu les plaintes des personnes maladroites (comme moi). Le montage de la Série Drifting est d'une fluidité déconcertante. Tout arrive pré-assemblé au maximum : les accoudoirs sont déjà fixés à l'assise (ce qui n'est pas le cas chez tout le monde, croyez-en notre douloureuse expérience).
La notice ? Une immense fiche plastifiée, claire comme de l'eau de roche, qui vous empêche de monter le mécanisme à l'envers l'erreur classique qui transforme un siège inclinable en catapulte. En 15 à 20 minutes chrono, la bête est sur roues. La qualité d’emballage est premium, chaque élément est protégé. C’est propre, c’est net, et ça met immédiatement en confiance sur la solidité du châssis en acier.

Design et finitions : quand la broderie remplace le sticker
Nous avons entre les mains l'édition Final Fantasy VII Rebirth, affichée au prix de 449 €. Et là, il faut avouer que le "skin" est légendaire. Oubliez les impressions thermocollées qui s'effritent après trois étés caniculaires. Ici, les logos sont intégralement brodés avec une densité de fil impressionnante. Le relief est superbe.
Cependant, le revêtement est en cuir EPU (un simili nouvelle génération). C’est magnifique, ça se nettoie d’un coup d’éponge, mais attention : ça tient chaud. Si vous vivez dans le Sud ou que vous avez tendance à surchauffer, ce matériau n'est peut-être pas le plus stratégique. C'est là que l'alternative devient intéressante : la version en tissu résistant à l'eau, disponible pour 339 €, offre une respirabilité bien supérieure. Moins "m'as-tu-vu", mais terriblement plus efficace pour les longues sessions d'été.

Confort et morphologie : enfin une version XL pour les tanks !
Une fois assis, on comprend l'ADN "Drifting". La forme est celle d'un siège baquet resserré aux épaules et aux hanches. La mousse durcie à froid est ferme. Très ferme. Ne vous attendez pas à vous enfoncer dans un nuage ; le siège vous "tient" pour corriger votre posture.
Mais la grande nouvelle, c'est la gestion des gabarits. DXRacer propose une version XL. Cette variante offre une assise plus large, un dossier plus haut et une base renforcée pour supporter jusqu'à 120 kg sans broncher. C'est un ajout crucial : fini le sentiment d'être à l'étroit dans un cockpit de karting pour enfant.
Le coussin de tête est une réussite totale : mousse à mémoire de forme avec une couche de gel rafraîchissant. C'est le petit détail qui change tout quand on pose la tête après une défaite rageante. En revanche, le coussin lombaire est... libre. Il n'est ni magnétique, ni attaché. Il glisse, tombe, et finit souvent par terre.

Le point noir : des accoudoirs restés au niveau 1
C'est ici que le bât blesse. Sur un siège qui frôle les 450 euros (pour la version collab), on trouve des accoudoirs 3D (haut/bas, avant/arrière, rotation). Pourquoi pas de 4D ? Mystère. Le problème majeur, c'est leur écartement. Ils sont fixés assez loin du buste. Si vous jouez au clavier/souris, ça passe. Mais si vous jouez à la manette, coudes au corps, vos bras tombent dans le vide ou vous obligent à écarter les coudes. De plus, le plastique est dur, granuleux, et peu agréable peau nue.