Prévu au cinéma en septembre, Juste à temps est un moyen métrage de Rachid Bekhaled, coproduit avec Dominique Besnehard. Inspiré de faits réels, le film suit le parcours d'un adolescent passionné de mécanique horlogère dont la vie bascule après un accident. Entre drame social, transmission et responsabilité, cette œuvre ancrée à Besançon aborde un sujet d'actualité à travers une histoire profondément humaine.
Juste à temps s'inspire d'un accident qui bouleverse plusieurs destins
À Besançon, ville historiquement liée à l'horlogerie française, Amel tente de trouver sa place dans un quartier où les perspectives semblent parfois limitées. Passionné de mécanique et de rouages, le jeune garçon attire rapidement l'attention de Christian, son professeur, qui décèle chez lui un talent rare.
Cette rencontre ravive pourtant un souvenir douloureux. Quelques années auparavant, l'enseignant n'avait pas réussi à empêcher la dérive du frère aîné d'Amel, surnommé Tic-Tac. Désormais marqué par son passé, ce dernier cherche lui aussi à éviter que son jeune frère reproduise les mêmes erreurs.
Mais une soirée entre amis tourne au drame. Entre vitesse et consommation de protoxyde d'azote, un accident vient bouleverser la vie de plusieurs familles. Inspiré de situations réelles, Juste à temps interroge la manière dont quelques secondes peuvent faire basculer une existence.
Le film de Rachid Bekhaled aborde la responsabilité des jeunes face aux dangers
Au-delà de son intrigue, Juste à temps s'intéresse aux mécanismes qui influencent les choix des adolescents. Le réalisateur ne cherche pas à désigner des coupables mais à comprendre pourquoi certains jeunes finissent par banaliser des comportements dangereux.
Le protoxyde d'azote devient ainsi le symbole d'un problème plus large. Pression du groupe, manque de perspectives, fragilité personnelle ou envie de repousser les limites se mêlent pour construire une réflexion sur la responsabilité individuelle et collective.
Cette approche donne au film une dimension sociale qui dépasse largement le simple récit d'un accident.
Besançon et l'univers de l'horlogerie donnent une identité forte au film
Le temps occupe une place centrale dans l'œuvre de Rachid Bekhaled. Ce thème traverse aussi bien l'histoire que les décors, puisque le film se déroule dans une ville intimement liée à l'horlogerie.
Des ateliers aux références au Musée du Temps, Besançon devient un personnage à part entière. Chaque engrenage et chaque mécanisme rappellent que la moindre décision peut entraîner des conséquences irréversibles.
Le récit met également en avant le lien entre la France et la Suisse, en évoquant les échanges entre Besançon et Yverdon, deux territoires pourtant très différents mais réunis par leur histoire horlogère.

Une sortie au cinéma en septembre pour un projet porté par des acteurs locaux
Produit par RB Entertainment en coproduction avec Dominique Besnehard, Juste à temps affiche une durée de 40 minutes et arrivera au cinéma en septembre. Le casting réunit notamment Amin Hakkar, Aunel Jaje et Quentin Juy, tandis que plusieurs partenaires locaux ont participé à la réalisation du projet, parmi lesquels la Ville de Besançon, le Musée du Temps ou encore le lycée Jules Haag.
Un drame humain qui veut ouvrir le dialogue
À travers Juste à temps, Rachid Bekhaled signe un récit qui dépasse le simple fait divers. Le film utilise une histoire inspirée de faits réels pour parler de transmission, de responsabilité et des choix qui façonnent une vie.
En s'appuyant sur l'identité de Besançon et sur un sujet de société particulièrement sensible, cette production française ambitionne de susciter le débat bien après la projection.
