TEST: Banishers: Ghosts of New Eden – Émotif et surnaturel

TEST: Banishers: Ghosts of New Eden – Émotif et surnaturel
9 / 10

Avant de commencer ce test, je tiens à remercier l’éditeur Focus Entertainment pour cette opportunité d’accéder à Banishers: Ghosts of New Eden avant même sa sortie officielle. Ce test a été effectué sur PC (Steam) au clavier-souris.

Après Vampyr ou encore la série à succès Life Is Strange, DON’T NOD nous présente un nouveau action-RPG surnaturel basé au temps de la colonisation des Amériques. Artistiquement époustouflant, Banishers: Ghosts of New Eden est un mélange convaincant de drame, de romance et de combat. 

Histoire, contexte et graphismes


New Eden, pas encore le rêve américain  

Nous sommes en Nouvelle-Angleterre au 17e siècle. Les colons sont superstitieux, l’église fait régner la loi et on brûle encore des femmes sous prétexte qu’elles pratiquent la sorcellerie.

Victime d’une terrible malédiction, les habitants de New Eden font appel aux bannisseurs Antea Duarte et Red mac Raith pour chasser le cauchemar qui les hantent. 

Sauf que tout ne se passe pas comme prévu. Après avoir mordu au piège tendu par le cauchemar, Red voit sa bien-aimée mourir devant ses yeux avant d’être projeté du haut de la falaise sur laquelle repose l’église du village. Et c’est là que notre aventure débute réellement. 

Pas mal non? C’est français! 

Pour donner vie au monde de New Eden, la direction artistique du développeur français s’est surpassée. Bien que les mouvements des visages soient un peu figés, les autres animations, que ce soit dans les cinématiques ou en combat, retranscrivent parfaitement le caractère des personnages.

Pour pousser l’immersion au maximum, DON’T NOD à construit un environnement complexe en adéquation avec la difficulté évolutive du jeu, tout en gardant un élément de rejouabilité pour les complétionnistes. Banishers: Ghosts of New Eden voit donc sa carte divisée en plusieurs biomes, chacun plus mystérieux et hantés que le précédent.

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Gameplay 


La vie appartient aux vivants

Dans un monde où les âmes des défunts hantent le monde des vivants, nous incarnons un couple de bannisseurs hors du commun. Nos chasseurs d’esprits avaient pour mission de lever la malédiction de New Eden mais leur expérience n’a pas pu les protéger contre la puissance du cauchemar. 

Antea répétait souvent: « La vie appartient au vivants et la mort appartient aux morts ». Or, son mode de pensée s’effondre lorsqu’elle meurt et devient un fantôme, laissant son destin entièrement entre les mains de son amant, Red. Ce drame donne naissance à un gameplay fusionnel, ou Red peut faire appel aux pouvoirs de fantômes d’Antea pour nous aider à progresser dans l’aventure. 

Au fur à mesure que nous complétons des quêtes et que nous éradiquons le mal qui ronge cette terre sombre, nous débloquons des améliorations pour nos deux personnages. Les améliorations de Red sont assez classiques et permettent de booster sa santé, la puissance de ses armes et sa capacité de bannissement. Pour Antea, c’est un peu plus compliqué. Les points de compétences peuvent être utilisés pour améliorer ses capacités mais peuvent aussi apporter des malus. Il faudra donc bien adapter son choix de compétence à son style de jeu pour ressortir de combats contre des fléaux en un seul morceau. 

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Amour et conséquences

Après la mort d’Antea, nous nous retrouvons tiraillés entre notre serment de protéger les vivants en bannissant les âmes errantes et l’espoir de pouvoir redonner vie à notre amante. 

Et il faut dire que le jeu ne va pas nous rendre la vie facile. Peu importe votre choix, la complexité des cas de hantise laisse toujours un doute lors de leur résolution. En effet, il n’y a pas vraiment de bon ou de mauvais choix et plusieurs personnes sont souvent fautives, bien qu’elles pensent œuvrer pour le bien de tous.

C’est là que vos choix vont avoir toute leur importance. Les bannissements et les élévations des fantômes contribueront à l’élévation d’Antea pour qu’elle repose en paix. Au contraire, blâmer un vivant, qu’il mérite son sort ou non, contribuera à la résurrection de votre bien-aimée. Un dilemme qui pèsera sur vos décisions tout au long de l’aventure. Jusqu’à vous forcer à remettre en cause vos valeurs? Pouvez-vous vivre sans Antea? Votre égoïsme vous conduira-t-il au sacrifice d’innocents? 

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La malédiction a plusieurs visages 

New Eden est infesté d’êtres malveillants. Coincé entre deux réalités, ces âmes souffrantes de leurs erreurs passées, ou de destin tragique, sont condamnées à errer parmi les vivants.

Banishers: Ghost of New Eden offre une belle diversité d’ennemis, du simple fantôme aux fléaux qui foulent cette terre maudite. La complémentarité des ennemis est à souligner car elle va jouer son rôle dans les combats. Tirer ou taper sur l’ennemi le plus imposant n’est pas toujours la meilleure solution, il faut donc analyser l’environnement pour détecter les fantômes qui offrent une protection à leur semblables et les tuer en premier. 

En plus des ennemis classiques, il existe 3 types de “boss”, tous de difficulté différente. Les élites sont des mini-boss qui vous prendront quelques minutes à tuer alors que les fléaux sont plus coriaces et souvent associés à l’histoire principale. Ces deux types d’ennemis peuvent être manifestés via les rituels de bannisseurs. Finalement, il y a le cauchemar. Ce monstre qui prend l’apparence d’une femme humaine est surpuissant et incontrôlable ce qui en fait l’ennemi public numéro un. 

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La marche est épuisante

Banishers: Ghosts of New Eden n’a pas beaucoup de défauts mais les longs déplacements à travers la carte en sont clairement un. Malgré un système de points de téléportation assez bien développé, pour progresser dans l’histoire, le joueur doit passer par de longues marches interminables animées tant bien que mal par des embuscades d’âmes déchues. 

C’est bien dommage car l’environnement regorge de points d’intérêts et de petites quêtes annexes à compléter une fois la zone explorée. Mais il est vrai que pour le joueur lambda qui s’intéresse surtout au “storytelling”, les déplacements peuvent s’avérer lassants. 

Le reste du level-design reste cependant intéressant avec de nombreuses énigmes et recoins cachés à explorer. Alors que les objectifs principaux sont facile d’accès, quelques coffres ou autres quêtes tertiaires seront plus difficile à atteindre.

Conclusion

Banishers: Ghosts of New Eden s’appuie sur les succès de Vampyr et de la saga Life Is Strange pour produire l’un de ses plus beaux récits. Artistiquement proche de la perfection, la richesse de l’histoire et des cas de hantise est impressionnante mais c’est surtout sur l’aspect émotionnel que le jeu fait fort en testant constamment l’éthique du joueur et sa dévotion pour Antea. Tout simplement le meilleur action-RPG surnaturel que nous avons testé à ce jour.
Test réalisé depuis une version PC (Steam) au clavier-souris avec 4h+ de temps de jeu.

Les points clés

  • Storytelling au plus haut de son art
  • Cinématiques époustouflantes
  • La carte est immense…
  • Doublages dignes d’un film
  • Univers RPG-surnaturel épique
  • Quasiment 40h de durée de vie
  • Bande son pas à la hauteur de l'environnement
  • Dialogues lassants pendant les combats
  • mais parfois trop linéaire (simulateur de marche)
9 / 10
Rédacteur StipMister
Rédigé par StipMister