Sorti en avril 2025 sur Steam, #Drive Rally est un jeu de rallye arcade indépendant développé par le studio polonais Pixel Perfect Dude. Avant de débuter ce test, nous tenons à remercier les développeurs ainsi que Keymailer pour nous avoir fourni une clé du jeu. Ce test a été réalisé sur PC avec une manette Xbox One.
#Drive Rally ne cherche clairement pas à concurrencer les mastodontes de la simulation comme Dirt Rally ou EA Sports WRC. Ici, l’objectif est ailleurs : proposer une expérience arcade, accessible, stylisée et relaxante, centrée sur le plaisir de conduite et l’esthétique.
Graphismes et jouabilité
Une direction artistique très réussie
La direction artistique de #Drive Rally est immédiatement marquante. Les tons de couleurs sont très affirmés et donnent au jeu une identité visuelle forte et cohérente. La caméra en vue du dessus, combinée à la richesse des environnements, rappelle fortement Art of Rally sans jamais tomber dans la simple imitation. Les paysages sont variés, les couleurs souvent très vives, et certains éléments du décor sont destructibles, ce qui renforce l’immersion. Attention toutefois à ne pas sortir des limites de la route, car tous les objets ne le sont pas.

Une prise en main quasi immédiate
Le jeu est très agréable à prendre en main, notamment à la manette. Les contrôles sont intuitifs et réactifs dès les premières minutes, même s’il est conseillé de baisser légèrement la sensibilité pour gagner en contrôle dans les virages. Chaque voiture possède un comportement propre, mais toutes restent suffisamment maniables pour ne jamais décourager le joueur. Il est d’ailleurs possible de tester librement les véhicules sur une carte ouverte avant de se lancer en championnat, ce qui facilite l’apprentissage.

Une interface utilisateur un peu surchargée
Le menu principal est sobre et lisible, mais l’interface du mode championnat est visuellement plus chargée. Les courses y sont présentées sous forme de journal avec beaucoup d’éléments affichés simultanément : photo du tracé, classement final, petites icônes et détails graphiques qui rappellent l’esthétique de SSX On Tour. Le problème est que, malgré cette richesse visuelle, seules deux actions principales sont possibles, ce qui donne une impression de surcharge inutile.
En course, la situation est bien différente : l’interface est minimaliste, claire et agréable, ce qui permet de se concentrer pleinement sur la conduite. Un mode cinématique permet même de désactiver totalement le HUD pour profiter des paysages. On regrette simplement l’absence d’icônes de virage à l’écran, qui auraient avantageusement remplacé les commentaires parfois répétitifs du copilote.

Gameplay
Que vaut #Drive Rally ?
#Drive Rally propose un gameplay résolument arcade, en parfaite adéquation avec sa direction artistique. Le jeu privilégie le plaisir de conduite et la contemplation des environnements plutôt que la performance pure ou la tension. Cette approche rend l’expérience très accessible, mais aussi assez peu exigeante. Même en difficulté moyenne, il est fréquent de terminer une spéciale avec une avance confortable sur ses concurrents.
Les spéciales sont globalement courtes mais bien rythmées, avec un bon équilibre entre lignes droites et virages. En revanche, certaines faiblesses se font sentir dans le level design. Le manque de dénivelé est notable sur beaucoup de tracés, ce qui réduit la variété des sensations. Seul le championnat au Japon propose de véritables montées et des virages à visibilité réduite. De plus, l’absence totale de sauts et de passages dans l’eau est étonnante pour un jeu de rallye, et prive l’expérience de moments spectaculaires pourtant emblématiques du genre.

Six pays, six championnats
La campagne principale est composée de six championnats qui nous font voyager à travers l’Allemagne, les États-Unis, la Finlande, le Mexique, le Vietnam et le Japon. Chaque championnat propose trente spéciales réparties en trois classes de véhicules. Les bolides de classe CL sont lents et très permissifs, parfaits pour l’apprentissage, tandis que les classes RS et XR offrent des voitures plus rapides et nerveuses, donc plus intéressantes à piloter.
On aurait cependant apprécié un meilleur équilibre entre ces classes, avec moins de courses en CL et davantage de spéciales avec les véhicules les plus avancés. Le copilote, quant à lui, constitue un point faible de l’expérience : ses instructions sont souvent répétitives, parfois imprécises dans la description des virages, et leur ton comme leur timing ne sont pas toujours adaptés, même après réglage dans les options. Ajoutez cela à une musique répétitive et vous aurez une expérience un poil lassante sur les longues sessions de jeu.

Exploration et multijoueur
En plus de la campagne, #Drive Rally propose un mode exploration qui permet de parcourir librement les cartes complètes, de créer ses propres tracés et de récupérer des objets et lettres à collectionner afin de débloquer de nouvelles zones. Le jeu propose également un mode multijoueur modulable, que nous n’avons malheureusement pas pu tester en profondeur, mais qui semble offrir des options intéressantes pour jouer entre amis.
