La semaine dernière dans un article au sujet de Cyberberpunk 2077, je vous parlais de la série d’animation Cyberpunk :  Edgerunners par le studio japonais Trigger. Netflix diffusera cet automne la série en 10 épisodes. Les Mercs arrivent sur nos écrans pour Septembre 2022.

Cyberpunk Edgerunners est une œuvre originale qui se déroule à Nightcity. Le héros est un gosse des rues qui rejoint le milieu des Edgrunners alors qu’il a tout à perdre. Un groupe de mercs composés de personnages parallèles au jeu vidéo, cherche à survivre dans l’underground impitoyable de la cité des rêves. Le trailer officiel déboule et promet de l’action, de la violence et du drame !

Une équipe « premios » !

La série est entrée en production en 2018. CD Projekt Red produit Cyberpunk : Edgrunners avec Rafał Jaki (The Witcher 3: Wild Hunt, Cyberpunk 2077, The Witcher: Ronin) en tant que Showrunner et producteur Exécutif. Il est rejoint par Satoru Homma, Bartosz Sztybor and Saya Elder en tant que Producteurs. Studio Trigger, qui s’occupe du projet depuis le début, est chargé de donner vie à l’univers qui a vu le jour sous la plume de Mike Pondsmith à la fin des 80’s.

La déclaration d’amour vibrante de tous ces professionnels passionnés nous est transmise grâces aux images percutantes et au style unique de Trigger. Hiroyuki Imaishi (Gurren Lagann, Kill la Kill, Promare) réalise la série. Il est accompagné du directeur créatif Hiromi Wakabayashi (Kill la Kill), du character designer et directeur d’animation Yoh Yoshinari (Little Witch Academia, BNA: Brand New Animal) à partir d’un scénario adapté de Yoshiki Usa (Gridman universe series, Promare) et Masahiko Otsuka (Star Wars: Visions ‘The Elder’). La bande originale elle, est composée par Akira Yamaoka (Silent Hill series). Si cette liste de grands noms du jeu vidéo et de l’animation ne vous suffit pas attendez d’avoir lu la suite !

Cyberpunk 2020, l’avant-garde

Cybernétique, capitalisme débridé, misère sociale, mégacorpos toutes-puissantes, égoïsme, ultra consommation, corruption, abus, violence, sous-cultures, drogue, gangs…

Tous les thèmes étaient déjà présents sous la plume de l’auteur original lorsqu’il a amorcé ces réflexions. Il les a développées au travers du jeu de rôle papier Cyberpunk 2013 (1988), et plus tard les a approfondies avec Cyberpunk 2020 (1990). Ce maître – et presque l’inventeur – du genre y posait déjà les fondations de Nightcity, ses gangs, sa violence et son fourmillement permanent.

« En tant que cyberpunk, vous prenez la technologie à la gorge et vous vous accrochez. Vous avez des connecteurs d’interface dans votre poignet, des armes dans vos bras, des lasers dans vos yeux, des programmes de biopuces dans votre cerveau. Vous devenez la voiture que vous conduisez, l’arme que vous tirez… Avec des doigts cybernétiques, tu crochètes les serrures des ordinateurs ; avec des sens améliorés, tu vois dans le Futur. »

Ouverture du livre de règles Cyberpunk 2020 (1990), par R.Talsorian Games

30 ans après, avec Cyberpunk 2077 et sa collaboration avec CD Projekt Red, Mike Pondsmith a dépoussiéré son univers. Grâce à un bon lifting, il a redéfini et remis sur le devant de la scène des questions sociétales plus que jamais d’actualité.

 

Cyberpunk : Edgerunners, les coulisses

CDPR et Trigger nous invitent à découvrir les fondations de la série à venir. L’équipe s’exprime sur les axes importants de la narration et du processus créatif de Cyberpunk: Edgrunners.

Découvrez sans plus attendre les images exclusives de la série et de se sa naissance. On nous emmène dans les impitoyables rues de Nightcity. Dans cet aperçu des coulisses, les créateurs de la série vous parleront des personnages, de l’histoire et de bien d’autres choses ». Profitez des illustrations et des extraits inédits, pour le plus grand plaisir de vos optiques.

 

Narration et thèmes fondateurs

La série se prête à aborder d’autres sujets que le jeu grâce à sa narration. L’équipe de créateurs met l’accent sur les enjeux quotidiens d’un monde comme celui de Cyberpunk. Il est le résultat de l’emprise de la main d’acier des mégacorpos sur la société.

L’histoire se concentre sur ce climat social « no futur » où une personne seule n’a plus d’espoir de changer le monde pour un avenir meilleur pour tous. Elle se consacre alors sur les objectifs individuels des personnages. Ils se débattent dans l’illégalité pour sauver « leur petit monde », composé des gens qu’ils aiment ; et pour arracher chèrement à l’adversité la moindre seconde de liberté. Dans cette société où tout s’achète, l’individualisme et à la misère sociale sont rois. Il y a pourtant des choses qui ne s’achètent pas. . Chaque instant de liberté, chaque bonheur volé, vaut plus cher que la vie, mais exige de lourds sacrifices.

Je me souviens qu’elle m’a dit qu’elle était née à Miami, vers 2004 ou quelque chose comme ça… Elle en était presque sûre, parce qu’elle se souvenait encore de ce que ça avait été quand les Euros ont secoué Washington et on manqué d’oblitérer Tampa…
Elle avait ces yeux bleus incroyables, clairs, qui vous transpercent de part en part, comme des cristaux, et un sourire à tomber, digne d’un magazine. Bien sûr, les yeux étaient des Teknics 2350’s et le sourire venait vraiment d’un magazine – joli travail de biosculpture cela dit. Peu importe ce qui était vrai ou non au final. J’ai quand même craqué sur elle. Je suis ce genre de mec.

Johnny Silverhand – livre de règle de Cyberpunk 2020 (1990), par R.Talsorian Games 

Visuellement, on a affaire à une œuvre brutale, violente mais aussi éclatante et folle reflétant les excès de Nightcity. Un très grand soin a été apporté par l’équipe, à la scénographie et à la composition des images. Ils ont cherché à offrir à ce que nous connaissons de la ville, le plus de réalisme et de fidélité possible. L’environnement et la réinterprétation de l’équipe répondent tout à fait aux enjeux abordés dans l’histoire du jeu vidéo avec un aspe plus sombre, plus violent, pour exubérant encore.

 

Plus de cyber dans le punk !

Les Edgerunners sont perçus comme des pirates contemporains. Il s’affranchissent des lois et des limites de la société – et parfois de la morale- pour bâtir leurs rêves de liberté. Le transhumanisme par la cybernétique devait être l’aboutissement de l’évolution humaine. Ils représentaient un soulagement pour la société et la solution à bien des problèmes. Ils sont devenus le problème. Dans un monde où vous devez envisager de faire couper votre bras valide délibérément pour pouvoir obtenir un poste dans une usine, les enjeux sont puissants.

Les créateurs ont donc choisi de mettre l’accent sur la cybernétique et les modifications corporelles omniprésentes dans le quotidien des gens. On pouvait avoir un aperçu de ce thème en s’attardant sur les écrans dans le jeu pour assister aux émissions de Ziggy. Au cœur de la question : performances, rentabilité, mais aussi l’image et l’identité ! Les illusions des médias, de la publicité et des réseaux jettent de la poudre aux yeux des masses pour le et divertissement. Pendant ce temps, certains crèvent dans la rue. Il semblait important d’aborder avec cohérence de la présence du cyber dans la vie quotidienne.

Les Edgerunners se battent à leur manière contre le système. En embrassant cette vocation, ils sont tout aussi prisonniers de ce besoin de performance. Car c’est elle qui décide de leur survie dans ce milieu impitoyable.

 

Lucy et David

Ils sont les principaux protagonistes de la série.

David est un « gosse des rues » qui vit avec sa mère. Il réclame une place dans la société. Le jeune homme rêve probablement d’un avenir meilleur pour lui-même et les siens. David n’a pas de grandes ambitions de changer le monde. Il veut juste celle de réussir à être heureux. À quel prix ? En plongeant à pied joins dans l’univers des mercs boostés à la cyberwear, il s’apercevra vite que Nightcity fait toujours payer une note salée et que rien n’est jamais gratuit.

Lucy est une netrunner. Introvertie, mystérieuse, elle est très secrète. Cependant, on nous révèle d’ors et déjà que quelque chose de sombre l’accompagne. Serait-elle prisonnière des ombres de son passé ?

Ces anti-héros n’ont qu’une seule quête. Ils veulent se frayer une place dans un monde qui vous broie de jour en jour. Ils veulent aimer, être aimés. Lucy et David mènent un combat pour leur liberté et pour tenter de garder les bonnes personnes auprès d’eux dans la vie. Celles pour lesquelles ils seront prêts à se sacrifier.

Avec Cyberpunk : Edgerunners CD Projekt Red maintient le cap. Ils enrichissent l’univers de la licence avec une série prometteuse. Tout est réuni pour en faire une vraie tuerie. Si le cocktail est bien dosé, on peut parier que ce sera détonnant ! Cela devrait nous faire patienter.

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Par NoiseBlasphemer
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