Le système d’information de la DGFiP lié à Impots.gouv.fr a été victime d’un piratage informatique fin juin 2026, a confirmé Bercy jeudi 13 août. L’intrusion a permis de consulter et d’extraire des données concernant des particuliers et des professionnels. Si le gouvernement n’a pas encore communiqué le nombre exact de victimes ni la liste définitive des informations compromises, le site spécialisé French Breaches évoque 678 437 personnes potentiellement concernées. Les contribuables touchés doivent être informés individuellement.
Le piratage d’Impots.gouv.fr a permis d’extraire des données de contribuables
L’affaire concerne directement le système d’information de la Direction générale des finances publiques. Selon les informations publiées par Le Monde et la confirmation apportée par Bercy, un acteur malveillant est parvenu à obtenir un accès illégitime fin juin 2026, à la suite d’une usurpation d’identité.
Cet accès avait été détecté puis coupé par les services du ministère de l’économie au cours du mois de juin. Les investigations menées depuis la revendication du pirate ont toutefois établi que l’intrusion avait eu des conséquences plus importantes qu'un simple accès non autorisé.
Bercy reconnaît désormais que des informations concernant des particuliers et des professionnels ont pu être consultées, mais aussi extraites du système de la DGFiP.
Le ministère n’a pas encore précisé publiquement quelles catégories de données ont effectivement été dérobées ni combien d’usagers sont concernés. Les investigations se poursuivent pour établir précisément l’ampleur de la fuite.
🔴 Fuite de données à la DGFiP (Impôts) : 678 437 personnes seraient concernées, dont 392 867 particuliers et 285 570 professionnels.
Seb (@seblatombe) August 13, 2026
Parmi les particuliers, 26 805 auraient un revenu fiscal de référence de 100 000 €+, 386 de 1 M€+ et 8 de 10 M€+ https://t.co/lajWiMXiOm pic.twitter.com/n0gC1cjjZl
Jusqu’à 678 437 personnes pourraient être concernées par la fuite de données
L’estimation la plus précise disponible ne provient pour l’instant pas de la DGFiP. French Breaches, site spécialisé dans le suivi des cyberattaques françaises, avance le nombre de 678 437 personnes potentiellement touchées.
Ce total comprendrait 392 867 particuliers et 285 570 professionnels. Ces chiffres doivent néanmoins être considérés avec prudence tant que les investigations officielles n’ont pas permis à Bercy de confirmer l’étendue exacte de la fuite.
Selon French Breaches, le pirate affirme notamment disposer de noms, dates de naissance, adresses, identifiants fonciers, références de parcelles cadastrales et renseignements sur les biens détenus. Le Monde indique avoir consulté un échantillon présenté par l’auteur de la revendication et y avoir retrouvé ce type d'informations.
Une partie des données semblerait concerner des contribuables ayant adressé aux services fiscaux des réclamations ou des questions techniques.
French Breaches affirme également que le fichier issu du piratage serait proposé à la vente pour plusieurs milliers d’euros. Cette affirmation n’est pas confirmée par Bercy à ce stade.

Comment savoir si vos données des impôts ont été volées ?
Les contribuables n’ont pas à se fier à la seule liste avancée par le pirate pour déterminer s’ils sont concernés. La DGFiP prévoit une information individuelle des usagers touchés par la cyberattaque.
Selon Bercy, cette communication doit préciser quelles données sont susceptibles d’avoir été consultées ou extraites ainsi que les éventuelles précautions à adopter.
La nature des informations évoquées appelle néanmoins à la vigilance face aux tentatives d’hameçonnage et d’usurpation d’identité. Des données personnelles et fiscales peuvent rendre certains messages frauduleux particulièrement crédibles lorsqu’ils reprennent une adresse, une identité ou des renseignements liés à un bien immobilier.
Pour toute démarche concernant son espace fiscal, mieux vaut accéder directement à Impots.gouv.fr plutôt que de suivre un lien reçu par courriel ou SMS. Un message demandant dans l’urgence un paiement, des coordonnées bancaires ou des identifiants mérite une attention particulière.
La DGFiP renforce la sécurité après la cyberattaque
Après la revendication publique du piratage mercredi 12 août, la DGFiP a mis en place de nouvelles restrictions destinées à empêcher de nouveaux accès illégitimes.
Les équipes chargées des systèmes d’information travaillent avec les services des ministères économiques et financiers et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information. La DGFiP doit également notifier l’incident à la Commission nationale de l’informatique et des libertés et déposer plainte.
L’affaire pourrait toutefois connaître de nouveaux développements. Le même pirate a revendiqué jeudi soir une seconde fuite liée à la DGFiP, présentée comme moins importante. Cette nouvelle revendication n’était pas confirmée par le ministère dans les éléments disponibles.
L’enquête devra notamment déterminer si l’accès est désormais totalement neutralisé et établir la quantité exacte de données récupérées lors de l’intrusion de juin.
Les contribuables doivent désormais surveiller les messages reçus
La priorité pour les utilisateurs d’Impots.gouv.fr est désormais de vérifier les communications officielles de l’administration fiscale et de rester attentifs aux messages inhabituels utilisant leurs informations personnelles.
L’ampleur exacte de la fuite de données de la DGFiP demeure en cours d’évaluation. Le chiffre de 678 437 victimes potentielles reste donc une estimation extérieure et non un bilan officiel. Les prochaines communications de Bercy seront déterminantes pour connaître précisément les données compromises et les contribuables réellement concernés.
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