Nintendo Europe devra verser 35 millions d’euros à l’issue d’une enquête de la DGCCRF concernant les célèbres problèmes de Joy-Con Drift sur la Nintendo Switch lancée en 2017. Les autorités françaises estiment que l’entreprise n’a pas suffisamment informé les consommateurs de l’existence de ces dysfonctionnements entre 2018 et 2023. En parallèle, Nintendo s’est engagé à poursuivre la réparation gratuite des manettes concernées, même hors garantie.
Joy-Con Drift sur Nintendo Switch, pourquoi Nintendo Europe est sanctionné ?
L’affaire du Joy-Con Drift connaît un nouveau rebondissement majeur. À la suite d’une enquête menée par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), Nintendo of Europe a accepté une amende transactionnelle de 35 millions d’euros.
Cette décision fait suite à une plainte déposée par l’UFC-Que Choisir en septembre 2020. Les investigations ont porté sur les dysfonctionnements touchant certaines manettes Joy-Con de la Nintendo Switch, notamment les fameux mouvements fantômes qui déplacent un personnage sans aucune action du joueur.
Selon la DGCCRF, Nintendo avait connaissance de ces problèmes avant 2020 mais n’aurait communiqué officiellement sur le sujet que de manière tardive et incomplète. Les enquêteurs estiment que cette absence d’information claire a pu influencer le comportement des consommateurs confrontés à des manettes défectueuses.
Le Joy-Con Drift de la Nintendo Switch au cœur de l’enquête
Le phénomène de Joy-Con Drift est devenu l’un des problèmes techniques les plus médiatisés de l’histoire récente du jeu vidéo. Concrètement, certains joueurs ont signalé des déplacements involontaires du stick analogique, des commandes inversées ou encore des blocages affectant directement l’expérience de jeu.
Pour la DGCCRF, le manque d’informations précises concernant l’ampleur du problème aurait pu dissuader certains utilisateurs de contacter le service après-vente de Nintendo. D’autres consommateurs auraient même choisi de racheter des manettes neuves plutôt que de faire valoir leurs droits à la réparation.
Les conclusions de l’enquête ont finalement été transmises en 2025 au procureur de la République de Nanterre, qui a validé la procédure ayant conduit à cette transaction pénale.
⚠️ Sur demande du procureur, la DGCCRF a mené une enquête pour pratique commerciale trompeuse concernant un dysfonctionnement affectant certaines manettes Joy-Con de la console Nintendo Switch 1 lancée en mars 2017.
DGCCRF (@dgccrf) June 8, 2026
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Réparation gratuite des Joy-Con, ce qui change pour les joueurs Nintendo Switch
Au-delà de l’amende, cette affaire rappelle un engagement déjà pris par Nintendo au niveau européen. Depuis 2023, le constructeur s’est officiellement engagé à réparer gratuitement les Joy-Con touchés par ce dysfonctionnement, y compris lorsque la garantie légale est expirée.
Cette mesure concerne les manettes présentant les symptômes caractéristiques du Joy-Con Drift et vise à éviter que les utilisateurs supportent eux-mêmes le coût d’un défaut largement documenté depuis plusieurs années.
Nintendo devra également publier un communiqué d’information sur la page d’accueil de son site officiel français conformément aux modalités de l’accord conclu avec les autorités.
Une affaire Nintendo Switch qui restera marquante pour l’industrie
Cette sanction de 35 millions d’euros constitue l’un des dossiers les plus importants liés aux droits des consommateurs dans l'univers du jeu vidéo ces dernières années. Si le Joy-Con Drift a longtemps alimenté les discussions des joueurs Nintendo Switch, l’intervention de la DGCCRF marque une étape majeure dans la reconnaissance officielle du problème.
Alors que la Nintendo Switch 2 occupe désormais le devant de la scène, cette décision rappelle que les constructeurs restent tenus d’informer rapidement leurs clients lorsqu’un défaut technique susceptible d’affecter l’expérience de jeu est identifié.
