La panne mobile du mercredi 21 octobre a touché des millions de clients Orange et Sosh. Selon les explications du directeur général d’Orange France au Figaro, un bug logiciel sur un équipement Nokia a affecté le nouveau cœur de réseau, mais aussi les équipements censés prendre le relais. L’opérateur écarte une migration ratée, une cyberattaque et une mise à jour défectueuse.
Un même bug a touché le réseau principal et les équipements de secours
Le point déterminant de cette panne tient au logiciel utilisé par les équipements concernés. Les systèmes principaux et ceux de secours partageaient le même logiciel, les exposant au même dysfonctionnement. La réception de certains messages d’erreur provoquait leur arrêt, empêchant les dispositifs de continuité de service de prendre efficacement le relais.
Dans son entretien au Figaro, Jérôme Hénique, directeur général d’Orange France, explique que les tentatives de remise en service se heurtaient au même problème. Les équipements redémarrés retombaient en panne, compliquant le rétablissement du réseau.
Cette défaillance simultanée permet de comprendre pourquoi la présence de systèmes de secours n’a pas suffi. Eux aussi étaient vulnérables au bug. Le dirigeant décrit un incident d’une complexité exceptionnelle et affirme qu’Orange n’avait pas connu de situation comparable depuis quatorze ans.

Nokia a identifié le problème avant un rétablissement progressif
L’incident a commencé à 11h37 le 21 octobre et direcement visible sur le site Downdetector. Selon la chronologie rapportée, Nokia a identifié le problème vers 17h00, puis les services mobiles ont été progressivement rétablis entre 18h30 et 20h30.
Tous les abonnés n’ont toutefois pas été touchés. Les clients encore raccordés à l’ancien cœur de réseau ont été épargnés, précise Orange. La distinction entre les deux infrastructures explique ainsi pourquoi la panne n’a pas affecté l’ensemble des clients de la même manière.
L’opérateur indique également que la 3G, les appels d’urgence et le réseau fibre sont restés opérationnels. L’incident concernait donc une partie du réseau mobile, malgré son ampleur nationale.
Orange écarte un échec de sa migration
Le fait que le bug ait touché le nouveau cœur de réseau ne signifie pas, selon Orange, que la migration vers celui-ci a échoué. Jérôme Hénique précise que cette transition se déroule depuis dix-huit mois, par lots d’environ 100 000 clients, sans difficulté particulière jusqu’alors.
L’opérateur exclut également une cyberattaque et une mise à jour défectueuse. Son explication porte sur un bug logiciel affectant un équipement Nokia, avec une conséquence particulièrement problématique sur les dispositifs de secours utilisant le même logiciel.

Les mécanismes de secours au centre des investigations
Orange poursuit ses investigations avec Nokia pour comprendre l’origine exacte du bug et revoir ses mécanismes de secours.
Au-delà du rétablissement des services, le travail porte désormais sur cette défaillance commune aux équipements principaux et de remplacement, ainsi que sur les difficultés rencontrées pour identifier le dysfonctionnement.
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