Test réalisé à l’aide de deux clés offertes par l’éditeur. Test conjoint de la version Xbox Series X|S par Blackt0rn et de la version PC via Steam par Florian Prache.
Avant toute chose, ce test a été réalisé par deux rédacteurs de notre rédaction, une manière originale de couvrir un jeu : tout d’abord Romain (Blackt0rn) sur Xbox, et Florian sur PC. Cela nous permet de vous proposer ce test complet du jeu après l’avoir terminé plusieurs jours avant sa sortie officielle, sans avoir pu bénéficier du patch day one qui sera proposé dès la sortie du jeu, le 27 août 2026, au grand public.
Le tout, bien évidemment, sans SPOIL sur l’histoire.
Resonance : A Plague Tale Legacy, ça se passe quand, c’est quoi l’histoire ?
Resonance se déroule 15 ans avant Requiem, avant que les deux protagonistes se rencontrent et nouent une amitié. Sophia raconte son histoire à Amicia sans que l’on en sache réellement plus sur son passé.
Resonance joue justement ce rôle et nous dévoile enfin le passé de Sophia : comment elle a appris à se battre ainsi comme une furie, comment elle a obtenu son bateau et, enfin, l’histoire de ce personnage emblématique de la franchise !

Un changement radical d’ambiance et de gameplay, c’est une bonne chose
Ce nouvel épisode change radicalement d’ambiance et de gameplay par rapport aux deux précédents épisodes, Innocence et Requiem. Ici, on conserve l’histoire riche de la franchise et les émotions transmises aux joueurs tout au long de l’aventure, mais on y ajoute une bonne dose de combats et un gameplay bien plus nerveux.
Ici, on incarne une pilleuse qui aime faire face à ses ennemis, chose qu’Amicia ne faisait pas forcément, puisqu’elle jouait davantage sur la passivité, l’esquive et la discrétion.
Dans Resonance, le joueur peut oublier la faiblesse de son personnage et l’esquive permanente des combats. Ici, on entre dans le tas et on les défouraille ! Pas de pitié et, en bonus, vous avez même des compétences vous permettant de faire encore plus mal !
Resonance mise énormément sur les combats et la progression dans l’histoire. Le jeu nous prend toujours aux tripes avec son histoire vachement bien réalisée, qui sait parler aux joueurs à travers les émotions, la tristesse et l’empathie pour la protagoniste principale. On ressent surtout cette envie permanente d’en découvrir davantage sur son histoire et sur le récit croisé avec A Plague Tale: Requiem.
Pour résumer le gameplay de Resonance, prenez un Tomb Raider, ajoutez-y l’histoire d’Innocence et de Requiem et faites-en un mix : vous obtiendrez le gameplay désiré.
Bonne nouvelle, un mode photo est également présent pour immortaliser vos moments, et il vous est possible de rejouer chaque chapitre et chaque épisode afin de récupérer les collectibles manqués.


Une histoire captivante du début jusqu’à la fin
Resonance : A Plague Tale Legacy est une claque, aussi bien du côté de son scénario que de son ambiance. Entre des musiques envoûtantes réalisées par Olivier Derivière et un scénario digne d’un film ou d’une série, le joueur est propulsé dans une histoire qui nous donne envie de suivre l’aventure de Sophia et de tout connaître de son passé, quitte même à y rejouer pour obtenir les collectibles cachés dans les différents chapitres.
De notre côté, nous sommes venus à bout de l’histoire en 10 à 15 heures de jeu suivant la difficulté choisie. Comptez environ 13 chapitres pour arriver à la fin de l’aventure.
Dans cette histoire, vous suivez Sophia et ses visions qui l’emmènent sur l’île du Minotaure, à la découverte des secrets qu’elle renferme. On ne vous en dit pas plus !
Dans ce nouveau jeu, on remarque également que l’ambiance de peur et la crainte des ennemis prennent un tout autre sens. Ici, c’est vous la peur, c’est vous la furie, et vos ennemis se rappelleront de vous la prochaine fois !
Enfin, dans Resonance, il y aura moult énigmes à résoudre à la Tomb Raider. Entre ouvertures de portes mystérieuses et autres énigmes nécessaires pour avancer dans l’histoire, il va falloir se creuser les méninges.
Bon, l’avantage, c’est que le jeu propose de se faire aider étape par étape lors de la progression dans une énigme. Impossible ici de rester bloqué pendant des heures.

Compétences, armes et charms, votre personnage prend du galon, fini le craft
Resonance : A Plague Tale Legacy prend un tout autre virage concernant l’évolution de la protagoniste. Ici, fini le craft ou l’infiltration, place au combat ! Pour cela, Sophia possède un arbre de compétences qui permet de débloquer de nouvelles capacités de combat et des combos, comme le double coup de pied, une riposte plus importante et d’autres compétences vous permettant tout simplement de faire plus de dégâts !
Il est également possible de changer d’arme principale pour choisir le style de jeu qui vous plaît. On restera principalement sur une épée qui disposera d’un visuel, d’une attaque et d’un bonus qui lui sont propres. On ne peut ni changer la dague ni modifier le skin d’une arme. Le jeu se veut réaliste : vous trouvez une épée, vous l’adoptez telle quelle.
Les armes, quant à elles, se trouvent au fil des chapitres, tout comme les charms, colliers et autres pendentifs. Ces derniers jouent un rôle majeur dans l’amélioration passive de votre personnage : chance de coup critique, chance de survie, chance d’esquive, etc.
Dans cet épisode, il n’y a pas de craft et on n’améliore plus ses équipements de cette façon. Le jeu adopte une tournure plus arcade : fini de récolter des ressources aux quatre coins de vos périples pour améliorer votre équipement.
En bonus, chaque charm ramassé s’affiche directement sur la protagoniste, ce qui renforce l’immersion et le réalisme du jeu. Ce n’est pas juste un objet caché ou une statistique supplémentaire dans un menu : il devient visible sur vos bras, vos mains ou encore dans vos cheveux !




Toujours aussi beau graphiquement sur Xbox Series comme sur PC, avec une excellente optimisation
Que cela soit sur Xbox Series ou sur PC, nous avons profité d’excellentes performances et d’une optimisation aux petits oignons, avec des caps à 60 FPS et plus sur PC.
Le jeu est beau et nous fait vivre l’expérience au plus proche du personnage. Les reflets du soleil, les traces de pas et les différents décors des niveaux sont très réussis. Visuellement, on retrouve immédiatement le savoir-faire de la franchise, avec des environnements particulièrement travaillés.
On note néanmoins que le jeu mise moins sur l’aspect « GORE » des précédents opus. Ici, il y a moins de décapitations ou de cadavres dans tous les coins, même si les combats restent particulièrement violents.


Des musiques pépites, un chef-d’œuvre, rien à dire sur l’OST
Aux commandes, Olivier Derivière, derrière d’autres succès comme South of Midnight, GreedFall ou encore Dying Light: The Beast, parmi d’autres jeux.
Les musiques d’ambiance, d’histoire et de combat, c’est tout simplement du miel dans les oreilles. Après avoir terminé l’histoire, nous avons clairement eu envie de réécouter l’OST du compositeur.
La cohérence musicale et l’ambiance sonore du jeu sont parfaitement maîtrisées. Les musiques accompagnent aussi bien les moments plus calmes que les combats et les passages les plus importants de l’histoire. Rien à dire de ce côté-là : c’est une vraie réussite.
Des combats nerveux presque bien maîtrisés
Sophia se bat bien, même très bien : une véritable furie !
Ici, esquives, roulades, attaques légères et attaques lourdes, mais aussi parades, bris de boucliers et de gardes seront vos seuls mots d’ordre. Les combats renouvellent la licence et on prend réellement plaisir à se battre.
Il manque néanmoins un véritable système de verrouillage automatique permettant de cibler un ennemi désigné ou de changer facilement de cible au milieu d’un groupe d’ennemis. Le système actuellement proposé par le jeu montre parfois ses limites lorsque plusieurs adversaires vous entourent.
Vous avez même la possibilité de réaliser des attaques spéciales grâce aux compétences acquises au cours de l’aventure, ce qui permet de varier davantage les affrontements.
Enfin, la partie infiltration est quasiment absente, ce qui ne permet pas d’éliminer nos ennemis en toute discrétion comme auparavant. On parle ici de combats purs et simples.
On doit néanmoins souligner que les prises de parole pendant les combats sont très réussies. Sophia fait du rentre-dedans auprès des PNJ, tandis que ces derniers lui répondent, parlent entre eux et se moquent parfois de l’héroïne et de ses amis.
L’histoire et l’immersion se poursuivent ainsi même en dehors des phases de cinématiques ou d’exploration, ce qui est très positif et permet de conserver cette sensation d’être constamment plongé dans l’univers de Resonance.