Test de Ghost of Tsushima Director's Cut

Test de Ghost of Tsushima Director's Cut

N’ayant pas joué au jeu à sa sortie en juillet 2020, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai pu découvrir et tester Ghost of Tsushima Director’s Cut sur PS4.

 

Je tiens à remercier sincèrement Sony, grâce à qui j’ai pu recevoir la version numérique de l’édition deluxe de Ghost of Tsushima le jour de sa sortie ; Cela me permet de vous livrer aujourd’hui un test honnête, sans influence et sans contraintes, d’un des plus grands chef-d’œuvres vidéoludiques de ces dernières années.

 

Ghost of Tsushima Director's Cut

 

Dans Ghost of Tsushima, vous incarnez Jin Sakai, un guerrier samouraï dans le Japon féodal, plus précisément en 1274. Seul rescapé de la bataille contre les Mongols, vous devrez reconquérir l’île de Tsushima tombée au mains ennemies. La première scène du jeu présente la bataille initiale entre les samouraïs et les Mongols lors de l’arrivée de ces derniers sur l’île. Cette bataille grandiose, qui se déroule de nuit, nous immerge dès les premiers instants dans l’univers du jeu.

 

Scène d'ouverture de Ghost of Tsushima

 

Immersivité et graphismes

En parlant d’immersion, il est à noter que le jeu est un expert en cet art. Les cinématiques sont fluides, et laissent place au gameplay dans des transitions quasi-invisibles. Les graphismes sont quant à eux très fidèles, permettant d’apercevoir chaque flèche enflammée qui vole haut dans le ciel, chaque lame qui réfléchit la lumière du clair de lune, tandis que le guerrier qui la porte s’élance dans la bataille. Rien n’est laissé au hasard, tant dans les cinématiques époustouflantes que dans l’environnement très minutieusement construit par Sucker Punch, les développeurs.

 

Cinématique présentant Jin Sakai

 

Qu’il soit au beau fixe ou plutôt orageux, le système de climat dans le jeu vous permettra de ressentir le calme d’une belle journée aussi bien que le déchaînement de la tempête nocturne occasionnelle. Les paysages sont bien travaillés et nous présentent un japon resplendissant, plus admirable que jamais. Des champs de fleurs et des forêts de cerisiers nous rappellent le temps investi dans la qualité graphique du jeu, tandis que les environnements nous immergent dans la peau du personnage, qu’il évolue en montagne, en forêt ou encore sur des plaines enneigées.

 

Les environnements époustouflants de Ghost of Tsushima

 

Gameplay et évolution

Ghost of Tsushima étant un RPG féodal, le gameplay et l’histoire sont toujours intimement liés. Progresser dans cette dernière vous fera obtenir de nouvelles compétences et pouvoirs qui vous seront très utiles au cours de la bataille. Tous les éléments de gameplay sont apportés et justifiés, ce qui renforce le sentiment d’immersion, le fait de vivre cette aventure autant que ce que la vit le protagoniste, Jin Sakai.

 

Le système d’amélioration d’armures et d’armes apporte un côté récupération de ressources qui, au départ, m’a fait peur, du fait que ça puisse évoluer très rapidement vers un gameplay de ramassage de bambous et de fer. Je vous rassure, les matériaux sont très faciles à obtenir, et progresser à travers l’histoire et évoluer dans le monde ouvert qu’est l’île de Tsushima vous donnera plus qu’assez de matériaux.

 

Amélioration des armes dans Ghost of Tsushima

 

Le système de combat, aussi bien que le système de discrétion, sont très soignés, et nous permettent de vivre des batailles haletantes et ardues, souvent seul contre tous. Le système de compétences et de postures permet une prise en main facile et une grande (re)jouabilité. Tout au long de l’histoire, plusieurs types d’ennemis vont ainsi apparaître, portant les couleurs successives qui sont le rouge, le bleu, le jaune et le vert, pour indiquer leur compétence et leur niveau de dangerosité. Il vous faudra parfaire vos compétences ainsi que votre maîtrise du personnage pour venir à bout des plus coriaces.

 

Combat dans Ghost of Tsushima

 

Histoire du jeu

En parlant de rejouabilité, il est à noter qu’il existe un système de NP+ (Nouvelle Partie Plus), permettant de recommencer l’histoire en gardant compétences, postures et cosmétiques, et en augmentant le niveau de difficulté. Cela dit, vous aurez déjà bien assez de l’histoire principale du jeu avant d’atteindre une NP+. Comptez 30 à 40 heures de jeu, en se perdant un peu de temps en temps dans le monde ouvert. Mes tests étant toujours garantis avec chips et sans spoilers, je ne révèlerai ici aucun détail clé de l’histoire ou des éléments de gameplay débloqués. En revanche, je peux écrire que Ghost of Tsushima est un chef d’œuvre d’écriture scénaristique et de mise en scène. Chaque mission porte très justement son nom, qui ne fait souvent sens qu’à la fin de celle-ci. Le jeu nous emmène dans une quête de combat, d’amitié, de trahison et d’honneur à travers des missions disponibles à ciel ouvert, qui vous laissent librement explorer le monde entre chacune.

 

Présentation d'une mission de Ghost of Tsushima

 

Les récits de l’île de Tsushima, plus souvent connues comme étant des quêtes secondaires, expliquent l’histoire des personnes que vous serez amenés à rencontrer. Chaque récit fini (ou non) impacte le dialogue des personnages lors de votre progression dans l’histoire principale, ce qui renforce ce sentiment que, à Tsushima, tous vos actes ont des conséquences. Les actions du monde ouvert n’ont malheureusement pas de répercussion sur le dialogue de missions, mais ce serait là trop demander pour le travail titanesque fourni pour l’attention au détail scénaristique du plus grand au plus petit.

 

Image d'un katana devant un cerisier

 

L’île d’Iki, contenu Director’s Cut

Bien sûr, je ne ferais pas honneur au jeu en oubliant de mentionner le contenu le plus important fourni dans l’édition Director’s Cut: l’île d’Iki. Cette petite île, au large de l’île de Tsushima, vous embarquera dans une quête poignante, haletante et toujours bourrée de détails, qui raconte le combat de Jin Sakai contre la Tribu de l’Aigle, une tribu mongole qui, d’après ce que l’on raconte, rend les gens fous par une potion magique.

 

Jin Sakai se reposant devant un cerisier

 

Cette série de quêtes, qui vous empêchera temporairement de vous téléporter sur l’île principale (soyez donc bien préparés avant de commencer !), vous plonge dans le passé et les souvenirs du protagoniste, tout en vous fournissant d’autres compétences utiles à votre survie. Les nouveaux environnements et ennemis (de couleur violette) sont toujours d’un détail impressionnant et l’île, malgré sa modeste taille, offre une quantité appréciable d’éléments de monde ouvert, tous aussi intéressants les uns que les autres.

 

Un des nombreux détails de l'île d'Iki

 

Le mot de la fin

Bien que d’une taille plutôt correcte, ce test n’a pas pour vocation de retracer toute la description du jeu en détail, ce qui est autant voulu que difficile à mettre en pratique, tant ce jeu est complet. Ainsi, je vous encourage sincèrement à aller essayer par vous même car Ghost of Tsushima n’en reste pas moins une histoire émouvante, qui séduira et captivera tant les amateurs d’histoire que les férus de RPG.

 

La note IA : 9/10

Les points positifs (+) :

  • Un monde ouvert facile à explorer
  • Une histoire à couper le souffle
  • Une grande attention au détail
  • Un gameplay vivant et captivant
  • Une bande son immersive
  • Grande possibilité de rejouabilité

 

Les points qui fâchent (-) :

  • Quelques artefacts audio
  • Une IA quelque peu perdue dans certaines phases de discrétion
  • Répétitivité dans les évènements et collectibles du monde ouvert à compléter
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Rédigé par BioTheWolff

Passionné de technologies, d'administration système, et de développement logiciel. Grand joueur de jeux d'action-aventure à ses heures perdues

Molloch 03 Septembre 2021 vers 18:54

il a l'air pas mal