Les jeux les plus violents ne font pas seulement réagir les joueurs. En publiant un article consacré au dernier trailer officiel de Dying Light The Beast, notre page a été classée par Google dans la catégorie Contenu choquant, entraînant une diffusion restreinte des annonces. Une décision qui ne remet pas en cause le respect des règles de Google, mais qui illustre les limites de la monétisation lorsqu'un jeu mise sur une violence très graphique.

 

Google limite les annonces sur notre article consacré à Dying Light The Beast

En consultant notre tableau de bord Google, une surprise nous attendait après la publication de notre article sur Dying Light The Beast. La page a été signalée comme contenant un contenu choquant, avec une conséquence directe sur la monétisation. Les annonces ne sont pas supprimées, mais leur diffusion est restreinte, car certains annonceurs préfèrent éviter ce type d'environnement.

Le plus étonnant dans cette situation est que l'article ne contient aucun média créé par nos soins. La vidéo intégrée est le trailer officiel publié par Techland sur YouTube, tandis que les captures d'écran proviennent directement de la fiche officielle du jeu sur Steam.

Autrement dit, le contenu analysé par Google correspond exactement à la communication officielle de l'éditeur.

 

Dying Light: The Beast

 

La violence du trailer officiel de Dying Light The Beast suffit à déclencher une restriction

Le message affiché par Google ne laisse pas vraiment de place au doute. La page est classée dans la catégorie Préférence de l'annonceur, ce qui signifie que certains annonceurs ne souhaitent pas diffuser leurs campagnes à côté d'un contenu jugé particulièrement violent.

Il ne s'agit pas d'une sanction ni d'une infraction aux règles de Google. Aucune mention ne laisse penser que la page enfreint les politiques de la plateforme. Le problème concerne uniquement les préférences des annonceurs, qui disposent de critères de sécurité de marque pour protéger leur image.

Dans le cas de Dying Light The Beast, cela peut s'expliquer par les nombreuses scènes montrant des attaques extrêmement brutales, des créatures mutilées, des gerbes de sang ou encore des éliminations très graphiques présentes dans le trailer officiel.

 

Dying Light: The Beast

 

Pourquoi Google restreint les annonces sans interdire le contenu comme Dying Light ?

Cette distinction est importante. Google autorise parfaitement la publication d'articles sur des jeux réservés à un public averti. Les sites spécialisés couvrent quotidiennement des licences comme DOOM, Dead Space, Mortal Kombat ou Resident Evil.

En revanche, les annonceurs ne souhaitent pas tous associer leur image à des contenus très violents. Google applique donc une limitation publicitaire sur certaines pages afin de respecter leurs préférences.

Cette différence est souvent mal comprise. Une page peut rester totalement conforme aux règles de Google tout en affichant moins de publicités qu'un article consacré à un jeu familial ou à une actualité technologique.

 

Une situation qui concerne de nombreux sites gaming

Les rédactions spécialisées sont régulièrement confrontées à ce type de décision, notamment lorsqu'elles couvrent des jeux d'horreur ou des productions mettant fortement en avant la violence. Plus un article affiche des images sanglantes, un vocabulaire très explicite ou une vidéo particulièrement graphique, plus le risque d'une diffusion restreinte augmente.

Dans notre cas, nous avons dû retirer le trailer intégré ainsi que l'image présente dans le corps de l'article avant de demander un nouvel examen à Google.

Le premier avait été refusé, car le trailer était encore présent sur la page. Une nouvelle analyse est désormais en cours. Il reste à voir si cette classification sera levée ou si la diffusion des annonces restera restreinte.

 

Dying Light: The Beast

 

Les jeux les plus violents continueront de poser la même question

Cette situation montre surtout le décalage qui peut exister entre la communication des éditeurs et les exigences des annonceurs. Dying Light The Beast met clairement en avant son ambiance brutale dans son marketing officiel, mais cette même violence peut limiter les revenus publicitaires des médias qui relaient simplement ces contenus.

Pour les sites spécialisés, le choix reste le même. Continuer à couvrir les jeux tels qu'ils sont présentés par leurs créateurs, tout en acceptant que certaines pages bénéficient d'une monétisation plus faible lorsque le contenu est considéré comme sensible par les annonceurs.