Après No More Room in Hell sorti en 2011, la licence revient avec une nouvelle expérience de survie horrifique : No More Room in Hell 2. Sorti officiellement le 11 août 2026 sur PC, PlayStation et Xbox, le FPS de Torn Banner Studios mise avant tout sur la coopération, la gestion des ressources et une bonne dose de tension face aux zombies.
Nous avons réalisé ce test sur PC Steam au clavier-souris. Avant de continuer, nous remercions le développeur pour nous avoir offert une clé du jeu.
Histoire et Graphismes : survivre dans un monde infesté de zombies
Synopsis : l'apocalypse n'attend pas
Dans No More Room in Hell 2, l'objectif est simple : survivre. Les joueurs incarnent des Responders envoyés dans différentes zones infestées afin d'accomplir des missions, récupérer des ressources et rejoindre le point d'extraction.
Cette suite reprend l'esprit du très apprécié No More Room in Hell de 2011, mais avec une expérience pensée pour accueillir jusqu'à huit joueurs en coopération. L'ambiance repose davantage sur la survie et la tension que sur l'action pure : les munitions sont limitées, les zombies peuvent rapidement submerger une équipe et chaque décision peut avoir des conséquences. Il faudra donc rester soudé.

Des parties qui ne se ressemblent jamais
La prise en main demande un petit temps d'adaptation. Les déplacements et les combats sont volontairement moins nerveux que dans un FPS classique, notamment au corps-à-corps où il faut gérer son endurance.
Une partie dure généralement 30 à 60 minutes, tandis que les développeurs annoncent environ 113 heures de contenu en coop pour accomplir toutes les missions. Avec les différentes cartes, les objectifs variables et la progression des personnages, la rejouabilité est donc particulièrement importante.
La mort permanente des Responders ajoute également une vraie tension. Perdre un personnage après plusieurs heures de progression signifie repartir avec un autre survivant, ce qui donne beaucoup plus d'importance aux risques pris pendant une partie.

Graphismes : une ambiance avant tout
Visuellement, No More Room in Hell 2 mise sur des environnements détaillés et une atmosphère sombre pour installer son ambiance. Les différentes zones explorables offrent une belle variété, avec des environnements ruraux, des bâtiments abandonnés, des infrastructures industrielles ou encore des installations médicales.
La gestion de la lumière joue également un rôle important. Certaines zones plongées dans l'obscurité deviennent particulièrement oppressantes, notamment lorsque l'on doit choisir entre sortir son arme à deux mains ou conserver sa lampe torche. La lumière n'est donc pas seulement un élément esthétique : elle influence directement la manière d'aborder certains endroits. On retrouve ici une direction artistique volontairement sale et réaliste, qui colle parfaitement à l'univers.

Gameplay : chaque zombie peut devenir un problème
Une coopération au cœur de l'expérience
C'est évidemment en coopération que No More Room in Hell 2 prend toute son ampleur. Jusqu'à huit joueurs peuvent parcourir les différentes cartes, parfois séparés au début de la partie avant de devoir se retrouver pour progresser ensemble. Ayant tenté de rester solo le plus longtemps possible, autant vous dire tout de suite que c'est une perte de temps et cela ne fait que desservir l'équipe.
La communication est essentielle pour gérer les ressources, soigner un coéquipier ou simplement décider s'il vaut mieux continuer une mission ou éviter une zone particulièrement dangereuse. Le jeu récompense les équipes capables de rester soudées, mais laisse aussi suffisamment de liberté pour que chaque groupe développe sa propre manière de jouer.

Des combats où il vaut mieux économiser ses munitions
Le jeu ne cherche jamais à faire de vous un héros surpuissant. Les zombies restent relativement lents, mais leur nombre suffit à transformer une situation contrôlée en véritable cauchemar. Une porte ouverte au mauvais moment ou un coup de feu mal placé peut rapidement attirer beaucoup trop d'ennemis.
Les combats au corps-à-corps sont particulièrement importants, puisque les munitions sont limitées. On retrouve une variété intéressante d'armes, allant des armes blanches aux pistolets, fusils à pompe, SMG et fusils plus lourds. La version 1.0 compte au total 38 armes, ce qui est déjà un bel arsenal.
Le système encourage donc à alterner entre économie de munitions et affrontements rapprochés. On peut parfaitement vider un chargeur pour se sortir d'une situation compliquée, mais il faudra ensuite vivre avec les conséquences. Le manque de munitions n'est jamais très loin.

Infection et permadeath : mieux vaut réfléchir avant d'agir
L'une des mécaniques les plus intéressantes reste évidemment l'infection. Être touché ne signifie pas uniquement perdre quelques points de vie. Une infection peut transformer progressivement votre personnage en menace pour ses propres coéquipiers, obligeant le groupe à trouver une solution avant qu'il ne soit trop tard.
Le système de permadeath renforce encore cette tension. Lorsqu'un Responder meurt, sa progression est perdue. Cela donne une importance réelle à la survie et évite de considérer chaque affrontement comme une simple occasion de gagner de l'expérience.
Les cartes sont suffisamment grandes pour donner envie de fouiller les bâtiments et de partir à la recherche de ressources, mais chaque détour comporte un risque. Une boîte de munitions peut se trouver dans la maison que vous venez d'ignorer… tout comme une horde de zombies.

Neuf cartes et des modes pour varier les parties
La version 1.0 propose six cartes dans le mode Objectif et trois cartes dans le mode Survival. Le premier constitue le cœur de l'expérience : les joueurs parcourent de grandes zones, remplissent plusieurs objectifs et tentent finalement d'extraire leur équipe. Le mode survival quant à lui repose davantage sur la défense face à des vagues successives de zombies, un peu comme dans Call of Duty Zombies.
Cette variété est bienvenue car elle permet de casser un peu la répétition inhérente à ce type de jeu. Certaines cartes favorisent davantage l'exploration et les déplacements, tandis que d'autres deviennent particulièrement dangereuses lorsque les espaces se resserrent.
Le mode Survival apporte quant à lui une approche plus directe. Il faut préparer sa position, gérer ses ressources et résister aux vagues ennemies avant de pouvoir espérer atteindre l'extraction. C'est une formule plus classique, mais qui fonctionne très bien.

Une formule efficace, mais encore quelques petites failles
Tout n'est cependant pas parfait. Le principal défaut de No More Room in Hell 2 vient de son côté parfois brut et légèrement maladroit. Certains contrôles et certaines interactions manquent encore de fluidité, ce qui peut être particulièrement frustrant lorsqu'une horde vous poursuit et que vous avez besoin d'agir rapidement.
Le jeu peut également demander un certain investissement avant de réellement révéler tout son potentiel. Une partie du plaisir vient de l'apprentissage des cartes, des armes, des ressources et des comportements des zombies. Les premières heures peuvent donc être assez punitives pour les joueurs habitués à des jeux de zombie plus accessibles.
Enfin, il ne faut pas attendre de No More Room in Hell 2 qu'il révolutionne le genre. Le jeu reprend beaucoup de mécaniques déjà connues : exploration, loot, coopération, survie, extraction et hordes de morts-vivants. Sa réussite vient plutôt de la manière dont il assemble ces éléments pour créer une expérience tendue et imprévisible, en coop.