Nous avons pu prendre le volant de Crazy Taxi: World Tour à l'occasion de son test réseau fermé se déroulant du samedi 12 septembre à 02h00 au lundi 14 septembre à 02h00. Les premières courses retrouvent rapidement cette énergie déjantée que l'on attend de la licence, avec une excellente bande-son et une ville où les collisions font partie du plaisir. Cette version reste cependant très imparfaite techniquement et surtout limitée dans son contenu. Voici nos premières impressions après avoir parcouru ce test.

Un Crazy Taxi toujours aussi fun une fois au volant

La première bonne nouvelle concerne les sensations générales. Crazy Taxi: World Tour est immédiatement amusant à jouer, avec un gameplay qui ne cherche pas à rendre la conduite trop sérieuse. On roule vite, on percute ce qui se trouve sur notre passage sans chercher à comprendre et on profite d'un environnement où une bonne partie des éléments semble pouvoir être malmenée.

Les voitures croisées sur la route ne sont d'ailleurs pas épargnées. Il est possible de leur rentrer dedans et qu'elles volent comme de vulgaires poupées de chiffon, l'absence de sensation du poids des véhicules lors des collisions gâche un peu le ressenti, mais permet de semer un sacré chaos sur son passage.

Cette liberté no prise de tête participe beaucoup au plaisir de jeu et correspond parfaitement à l'esprit déjanté recherché. Lors de notre session, nous avons rapidement pris goût à cette conduite sans grande retenue où foncer devient presque aussi important que choisir correctement sa trajectoire.

La bande-son constitue aussi l'un des gros points forts de cette première prise en main. Elle se montre excellente et entraînante, avec cette capacité à accompagner naturellement l'action que l'on appréciait déjà dans les anciens épisodes. Entre la musique, la vitesse et les collisions, le jeu parvient donc à retrouver une partie de l'énergie associée à Crazy Taxi.

Crazy Taxi World Tour
Crazy Taxi World Tour
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La police ne plaisante pas, et peut-être même un peu trop

Le mode de course-poursuite avec la police nous a laissé un sentiment nettement plus mitigé. Sur le papier, être pris en chasse pendant que l'on tente de survivre au milieu du trafic colle parfaitement au caractère chaotique de Crazy Taxi: World Tour. Dans les faits, les confrontations nous ont paru beaucoup trop courtes.

Les policiers infligent des dégâts considérables lorsqu'ils percutent notre véhicule. Deux ou trois impacts peuvent suffire à mettre la voiture hors service, avec des collisions qui donnent parfois l'impression d'avoir été frappé par une météorite. La différence de puissance est telle qu'il devient difficile de réellement profiter de la poursuite.

La sanction ne s'arrête pas à la destruction du véhicule. Une fois neutralisé, le joueur se retrouve en prison et doit attendre l'intervention d'un autre participant. Celui-ci peut venir le libérer en détruisant la prison, l'idée est amusante et crée une interaction entre les joueurs, mais elle gagnerait à être accompagnée de poursuites plus longues et plus disputées. Dans l'état de cette version, la police peut expédier la confrontation avant même que celle-ci ait réellement le temps de devenir intéressante.

Crazy Taxi World Tour
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Une technique encore très brouillonne sur cette version

Impossible de passer à côté des faiblesses visuelles rencontrées pendant notre session. Crazy Taxi: World Tour affiche pas mal de clipping côté des décors, tandis que certaines textures nous ont semblé particulièrement baveuses. Le rendu manque donc encore de propreté et ces défauts sont suffisamment visibles pour être relevés.

Il faut toutefois replacer ces observations dans leur contexte. Notre prise en main repose sur un test réseau fermé, et non sur une version finale du jeu. Ces problèmes techniques font donc partie des éléments que nous surveillerons lors des prochaines présentations et versions jouables. Dans cette version betâ fermé, aucun plantage, crash ou lenteur n'a été constaté sur ma version XBOX Series XIS ce qui est plutôt encourageant et rassurant.

À ce stade, notre ressenti technique reste celui d'un titre qui demande encore du travail. Le plaisir procuré par les déplacements et les collisions est bien présent, mais l'aspect visuel ne suit pas toujours cette énergie. Ce test réseau fermé ne permet pas de juger ce que sera l'état technique définitif de Crazy Taxi: World Tour.

Crazy Taxi World Tour
Crazy Taxi World Tour
Crazy Taxi World Tour
Crazy Taxi World Tour

Deux cartes et six voitures, le contenu montre rapidement ses limites

Cette session permettait surtout de découvrir un échantillon bien défini de Crazy Taxi: World Tour. Le test réseau privé donne accès à deux cartes, six voitures et quatre personnages, auxquels viennent s'ajouter différentes options d'amélioration.

Ce périmètre réduit a une conséquence assez directe sur l'expérience. Nous avons rapidement eu l'impression d'avoir fait le tour de ce que cette version avait à proposer. Les premières parties fonctionnent grâce à la conduite, à la bande-son et au chaos ambiant, mais le sentiment de découverte s'estompe assez vite.

Cette limitation doit là encore être considérée dans le cadre précis du test. Nous avons passé un bon moment et le jeu possède une base suffisamment amusante pour donner envie de reprendre le volant. En revanche, cette première expérience ne nous a pas encore offert ce petit quelque chose capable de vraiment nous surprendre. La diversité du contenu sera donc particulièrement importante dans la version finale pour éviter que le plaisir immédiat ne laisse trop rapidement place à la répétition.

Crazy Taxi World Tour
Crazy Taxi World Tour

Nos premières impressions sur Crazy Taxi: World Tour

Cette première rencontre avec Crazy Taxi: World Tour laisse donc une impression partagée. Le cœur du jeu fonctionne et son côté fun se ressent rapidement, notamment grâce à une conduite permissive, aux nombreuses collisions et à une bande-son qui accompagne parfaitement l'ambiance.

À l'inverse, la course-poursuite avec la police mérite selon nous un meilleur équilibre. Être neutralisé après seulement quelques impacts réduit fortement l'intérêt de ces affrontements, même si le système de prison et de libération par un autre joueur apporte une idée multijoueur amusante.

Le clipping et les textures baveuses rappellent enfin que nous avons joué à une version encore en phase de test. Avec seulement deux cartes, six véhicules et quatre personnages disponibles durant cette session, difficile aussi d'évaluer la capacité du jeu à tenir sur la durée.

Crazy Taxi: World Tour nous a divertis, mais ce test réseau fermé ressemble davantage à une première dose de chaos prometteuse qu'à une expérience déjà capable de nous emballer totalement.